Le porte-parole de la Commission du plan et du budget du Parlement iranien a affirmé que le pétrole du pays se vendait à deux fois le prix contractuel.
Abbas Ghodrati a tenu ces propos lors d'une interview mercredi 29 avril, soulignant la résilience économique de l'Iran face aux sanctions internationales en vigueur, notamment celles imposées par les États-Unis.
Le parlementaire s’est félicité de ce que les ventes de pétrole n'aient pas été interrompues malgré ces sanctions, qui avaient par contre engendré des pertes considérables pour l'économie américaine, supérieures à tout fardeau financier qu'elles pourraient imposer au budget iranien.
Selon M. Ghodrati, les succès militaires actuels, notamment la capacité à contrer les avions militaires américains de pointe comme les F-35 et F-18, soulignent davantage l'inefficacité des tactiques de pression américaines.
Le parlementaire iranien a également rappelé que les États-Unis tentaient d'imposer des sanctions aux cryptomonnaies afin de perturber les échanges commerciaux. Cependant, a-t-il affirmé, l'Iran s'adapte bien à ces défis ; quelles que soient les circonstances du conflit, la République islamique remportera des victoires.
Le député a par ailleurs affirmé que les allégations de certains médias persanophones selon lesquelles les dépenses publiques privilégieraient les besoins militaires au détriment du bien-être public étaient absurdes et infondées.
Il a qualifié ce discours de tactique de guerre psychologique orchestrée par des entités hostiles, soulignant que les dépenses militaires des États-Unis dépassent largement celles de l'Iran.
Les tensions sont vives en raison du blocus naval imposé par les États-Unis aux ports et navires iraniens.
Les autorités iraniennes ont déclaré que le blocus était illégal et constituait une violation du cessez-le-feu de deux semaines entré en vigueur le 8 avril, qui a de nouveau été prolongé unilatéralement par le président américain Donald Trump quelques heures avant son expiration prévue le 22 avril.