Le ministère des Affaires étrangères a qualifié d’« hypocrite » et de « honteuse » la position de l’UE en vue de maintenir les sanctions inhumaines contre l'Iran.
Lundi, la présidente de la Commission européenne, Ursula Vander Leyen, a déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin qu'il serait prématuré de lever les sanctions contre l’Iran. « Il est trop tôt pour parler de la levée des sanctions contre l'Iran en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz », a-t-elle estimé.
Dans un post publié lundi soir sur X, le porte-parole du ministre iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï a vivement critiqué cette position qu’il a qualifiée d’« hypocrite » et de « honteuse ».
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, l'insistance de l’Union européenne à maintenir les sanctions inhumaines, imposées à l'Iran sous couvert de « droits de l'homme » démontre l’hypocrisie de l'Europe et accélère sa « descente aux enfers ».
« Les sanctions inhumaines de l'UE contre l'Iran n’avaient jamais eu pour but [l’instauration] les "droits de l'homme" — elles visaient à bafouer les droits fondamentaux des Iraniens », a écrit M. Baghaï. « Personne n'est dupe de cette vieille comédie morale. »
Pour la RII, une telle posture ne vaudra pas à l'Europe ni à ses électeurs « la moindre crédibilité sur la scène internationale ».
« Tout au plus, cela fait démontrer davantage le double-standard et l’hypocrisie de la classe dirigeante européenne, et hâter la descente embarrassante de l’Europe vers la perte d'influence », a ajouté le porte-parole du ministre iranien des Affaires étrangères.
Le gouvernement iranien condamne régulièrement les sanctions de l’UE, faisant valoir qu’elles ne visent pas les droits de l’homme, mais constituent une forme de « punition collective » conçue pour nuire aux citoyens et servir les intérêts politiques des puissances occidentales.