Le secrétaire général du mouvement de résistance libanais, Hezbollah affirme que la position ferme de l'Iran à mettre fin à l'agression israélienne contre le Liban, lors des négociations indirectes avec Washington à Islamabad, a été le facteur décisif qui a rendu possible un cessez-le-feu avec Israël.
« Un cessez-le-feu n'aurait pas été possible sans la position de l'Iran lors des pourparlers de trêve sous la médiation du Pakistan », a déclaré Cheikh Naïm Qassem dans un communiqué publié ce lundi 27 avril.
Le chef du Hezbollah a martelé que le régime sioniste est désormais acculé dans une impasse, soulignant que le Hezbollah reste plus puissant et invincible que jamais, avec une préparation de haut niveau.
Plus tôt ce mois-ci, des négociations ont débuté à Islamabad entre les délégations iranienne et américaine en vue de mettre fin à l'agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran. Depuis lors, Téhéran n'a cessé de faire pression pour un cessez-le-feu au Liban, condition essentielle à tout progrès dans les pourparlers et au lancement du deuxième cycle de négociations indirectes entre l'Iran et les États-Unis. Une position qui a finalement contraint le président américain, Donald Trump et le régime de Tel-Aviv à céder sur cette question.
Israël tentait de poursuivre la guerre contre le Liban malgré le cessez-le-feu en Iran, et les États-Unis cherchaient également à éluder la question en violant leur engagement initial.
« La Résistance libanaise demeure forte et invincible, et l'ennemi a été pris au dépourvu par la ténacité des combattants du Hezbollah », a déclaré Naïm Qassem, avant d'ajouter que ces derniers poursuivraient leurs résistance pour défendre le Liban et son peuple.
« Nous ne reviendrons pas à la situation d'avant le 2 mars. Nous répondrons à l'agression israélienne et nous la combattrons », a averti le cheikh Qassem.
Il a ensuite rejeté catégoriquement l'idée de négociations directes avec Israël, soulignant que de tels pourparlers ne seraient dans l'intérêt ni des autorités libanaises ni de la nation arabe dans son ensemble.
« Nous rejetons catégoriquement les négociations directes, et ceux qui sont au pouvoir doivent savoir que leur conduite ne profitera ni au Liban ni à eux-mêmes », a fait remarquer le cheikh Qassem.
Le chef du Hezbollah a également vivement critiqué le gouvernement de Beyrouth pour ses concessions au régime israélien, exhortant les responsables libanais à abandonner l'initiative de pourparlers directs et à privilégier les négociations indirectes.
Cheikh Naïm Qassem a souligné que l'arsenal du Hezbollah demeure un pilier essentiel pour dissuader toute agression israélienne et préserver l'intégrité territoriale du Liban. À cet égard, il a martelé que le mouvement de résistance ne se désarmerait [sous aucun prétexte, NDLR].
Selon ses dires, l'ennemi sioniste, avec le soutien massif des États-Unis, a tenté par tous les moyens d'anéantir le Hezbollah, le front de la Résistance et sa base populaire à travers l'agression de septembre 2024. Toutefois, il a rappelé que cette action s'était soldée par un échec, l'ennemi n'ayant pas réussi à atteindre ses objectifs.
Le cheikh Qassem a déclaré qu'Israël avait essuyé une défaite humiliante face à la fermeté et à la prouesse militaire du Hezbollah. Il a attribué ce succès au large éventail de méthodes de combat du mouvement, à sa gestion discrète des affrontements, ainsi qu'au soutien indéfectible de toutes les couches de la société libanaise.