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Echec fondamental de la puissance américaine face à la résistance iranienne

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des missiles iraniens aux côtés des drapeaux de la République islamique d'Iran. (Via les réseaux sociaux)

La résistance assidue de la République islamique d’Iran tout au long de la guerre imposée a mis au grand jour les défaillances et limites de la puissance américaine a affirmé Mohammad Raad, président du bloc parlementaire libanais « Fidélité à la Résistance » au quotidien libanais Al Akhbar .

C’est avec choc, étonnement et colère que le président américain Donald Trump a réagi lorsqu’il a réalisé que l’Iran refusait de capituler, explique le parlementaire libanais, selon qui, Téhéran a répondu avec « une confiance inébranlable et une participation populaire sans précédent » aux agressions américaines et déjoué les machinations de Washington.

Cette résilience, poursuit Mohamamd Raad, découle d’une mauvaise interprétation de la structure interne de l’Iran, qui repose sur des liens idéologiques, organisationnels et sociaux étroits entre les dirigeants et la nation.

Les Iraniens ne se laissent pas manipuler par les politiciens, a-t-il souligné, affirmant que chacun d’entre eux est « un acteur actif et puissant dans la production de puissance ».

Le député est ensuite revenu sur la menace absurde de Trump de détruire une civilisation entière, pour dire que cela est la preuve même que Washington avait abandonné toute prétention de supériorité morale et s’était révélé comme une force de menace et de destruction.

Des environnements idéologiques cohérents sont bien plus aptes à surmonter une confrontation prolongée que des « systèmes artificiels », a-t-il indiqué, citant en exemple Gaza et les fortes pressions endurées, ou encore les épreuves subies par Hezbollah, et bien sûr la République islamique d’Iran. Toutes ces pressions auraient entraîné l’effondrement total de tout État artificiel ou fragile a expliqué Raad.

« Pourtant, les événements ont pris une autre tournure, une tournure qui déjoue les prévisions habituelles », a-t-il noté.

L’échec fondamental de la politique américaine réside dans « le déséquilibre entre puissance et valeurs », qui continue de saper l’influence américaine malgré ses capacités militaires.

Pour rappel, les États Unis et le régime israélien ont conjointement lancé, le 28 février, une agression militaire contre la République islamique d’Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’ Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, en violation flagrante de la souveraineté du pays.

L’attaque américano-israélienne a visé, tout au long de la guerre, des infrastructures énergétiques critiques, notamment des dépôts pétroliers, des raffineries de gaz et des centrales électriques.

En représailles, les forces armées iraniennes ont mené, dans le cadre de l’Opération Vraie Promesse IV, une centaine de vagues de frappes de missiles et de drones contre des bases et des installations militaires américaines à travers la région, ainsi que contre des positions stratégiques israéliennes dans les territoires occupés. Elles ont également imposé un blocus naval dans le détroit d’Ormuz, une stratégie qui a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et de ses dérivés.

Un cessez-le-feu négocié par le Pakistan est entré en vigueur 40 jours après le début du conflit.

Cependant, le premier cycle de négociations entre Téhéran et Washington, à Islamabad, a échoué après que la délégation américaine a présenté des « exigences excessives » et des positions de négociation changeantes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV