Le directeur de l'Institut Pasteur d'Iran affirme que le complexe continue d'assurer ses services essentiels, soulignant que la production et la distribution des vaccins se déroulent comme prévu malgré les dégâts causés par les frappes de missiles américano-israéliennes.
À l’occasion de la Semaine de la vaccination, le directeur de l’Institut, Ehsan Mostafavi, a déclaré dimanche 26 avril que les principaux services de l'Institut Pasteur sont axés sur la production de vaccins et la prestation de services de diagnostic et de santé.
« Outre ces domaines clés, l'institut joue un rôle important dans la recherche, la technologie et l'enseignement », a-t-il ajouté.
Malgré les récents dégâts subis par le complexe central de l'institut, situé rue Pasteur – où sont offerts des services essentiels de diagnostic, de santé, de recherche et d'éducation – M. Mostafavi a affirmé que la production et la distribution des vaccins se poursuivent conformément aux calendriers établis.
Ehsan Mostafavi a par ailleurs souligné que si certaines opérations de recherche et développement, menées auparavant au sein du complexe de Téhéran, pourraient être affectées à long terme, l'infrastructure essentielle à la production de vaccins reste intacte.
Cela comprend, a-t-il poursuivi, la production de produits biologiques essentiels tels que les sérums, les kits de diagnostic et les antigènes, éléments cruciaux pour les interventions de santé publique.
Concernant la production actuelle de vaccins, il a indiqué que l’Institut Pasteur produit activement des vaccins contre l’hépatite, le BCG, la rage et la COVID 19.
Le directeur de l’Institut Pasteur a également rappelé que les vaccins contre l’hépatite B et le BCG font partie intégrante du calendrier vaccinal de tous les enfants iraniens dès la naissance.
Il a exprimé sa fierté quant aux contributions de l’Institut à l’infrastructure sanitaire nationale, réaffirmant l’importance de la production de vaccins dans la lutte contre les maladies infectieuses.
Le 2 avril, des avions de guerre américains et israéliens ont délibérément frappé l'Institut Pasteur d’Iran, situé dans le centre de Téhéran, un centre de recherche biomédicale vieux de 105 ans et un site du patrimoine national.
En quelques instants, des laboratoires qui produisaient depuis des générations des vaccins vitaux ont été réduits en ruines. Des experts juridiques internationaux ont condamné cette attaque, la qualifiant de crime de guerre et d'atteinte aux fondements mêmes de la souveraineté sanitaire.