TV
Infos   /   A La Une   /   Amériques   /   Europe   /   L’INFO EN CONTINU

Le président français affirme que les États-Unis n'est plus un allié « tout à fait stable et fiable »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Athènes, en Grèce, le 25 avril 2026. ©AP

Le président français Emmanuel Macron a reconnu que Washington n'était plus un partenaire totalement fiable pour ses alliés.

Cette déclaration reflète les doutes croissants en Europe sur la solidité du lien avec les États-Unis, alors que Paris cherche à réduire une dépendance militaire, économique et stratégique installée depuis des décennies.

La dépendance européenne envers les États-Unis revient aujourd’hui au centre des préoccupations à Paris et dans plusieurs capitales européennes.

Lors d’un entretien, ce samedi 25 avril, avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes, Emmanuel Macron a indiqué que les États-Unis, bien qu’ils soient la première puissance mondiale, ne peuvent plus être considérés comme un allié tout à fait stable et fiable.

Ses propos traduisent un constat de plus en plus partagé : l’incertitude américaine pousse les Européens à reconsidérer leurs choix stratégiques. Pour Paris, le message est clair : l’allié américain, longtemps perçu comme le garant de la sécurité occidentale, n’offre plus les mêmes assurances.

Emmanuel Macron a également évoqué un ordre international fragilisé, dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et plusieurs pays européens, notamment sur la défense et le rôle de l’OTAN.

Le président français a aussi souligné la nécessité pour l’Europe de reprendre en main ses intérêts stratégiques.

Il a appelé à construire une « véritable puissance européenne », capable de défendre son industrie et d’affirmer davantage ses choix et conditions.

Il a reconnu une réalité rarement exprimée aussi directement : dans le domaine militaire, les États-Unis restent le principal fournisseur. Le président français a donc insisté sur le renforcement de la production européenne en matière de défense. Il a résumé cette ligne par la formule : « C'est devoir acheter européen, c'est produire européen »

Cette approche traduit une volonté de limiter une dépendance devenue politiquement coûteuse, notamment pour les armes, les munitions et les équipements stratégiques. La relation avec Donald Trump a été évoquée dans le même registre.

Emmanuel Macron a expliqué que la priorité américaine était d’abord « l’Amérique elle-même » et que les États-Unis « ne mettent pas les intérêts européens dans leurs priorités ».

Par ailleurs, lors d’une conférence à Liffré en région Bretagne, l'ancien président français François Hollande a estimé que « l'UE doit apprendre à vivre « seule » et ne plus compter sur les États-Unis, même après le départ de Donald Trump ».
Il a exprimé cette idée de manière directe en soulignant la fin d’une certaine dépendance.

Il a également jugé qu’un futur dirigeant américain, même issu du camp démocrate, ne serait pas forcément plus solidaire avec l'Europe.

François Hollande défend ainsi l’idée d’une Europe de la défense plus resserrée, autour de six ou huit pays.

Ces déclarations confirment une évolution difficile à cacher : le statut des États-Unis en tant qu'allié pleinement fiable est désormais ouvertement contesté en Europe.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV