Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu avec le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dans la capitale pakistanaise, Islamabad.
Cette rencontre s’est tenue samedi, marquant le début d’une tournée régionale du chef de la diplomatie iranienne, qui le conduira également à Oman et en Russie.
« Aucune rencontre n’est prévue avec des représentants américains lors du déplacement d’Araghchi à Islamabad », a précisé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Selon la même source, les consultations entre les délégations iranienne et pakistanaise devraient porter sur les efforts de paix régionaux.
Pour rappel, le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre d'agression de grande envergure et non provoquée contre l'Iran, entraînant le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de plusieurs hauts gradés militaires du pays.
En réponse, les forces armées iraniennes ont mené une série de contre-attaques pendant 40 jours, ciblant des installations militaires américaines et israéliennes et leur infligeant des dommages considérables.
Un cessez-le-feu de deux semaines a été négocié le 8 avril, ouvrant la voie à des pourparlers à Islamabad. Lors de ces négociations, l’Iran a présenté un plan en dix points axé sur le retrait des troupes américaines et la levée des sanctions contre Téhéran.
Toutefois, après 21 heures de discussions intensives, la délégation iranienne est retournée à Téhéran sans qu’aucun accord ne soit trouvé, invoquant un manque de confiance dans les engagements américains.
Dans le contexte de ces tensions, le président américain Donald Trump a annoncé un blocus naval des ports iraniens, dans l’objectif d’intercepter les navires ayant acquitté des droits de passage à l’Iran.
Téhéran a clairement indiqué que toute reprise des négociations était conditionnée à la levée du blocus naval par les forces américaines, soulignant que son maintien constituait une violation directe de la trêve précédemment négociée.