Dans un message publié vendredi 24 avril sur X, Mohsen Rezaï, haut conseiller du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, a affirmé que le monde assistera bientôt à « l’effondrement de la puissance américaine » en raison des erreurs stratégiques répétées de Washington et de l’unité nationale inébranlable de l’Iran.
Mohsen Rezaï, également membre du Conseil supérieur de discernement de l’intérêt du gouvernement iranien, a écrit que l’Iran « demeure uni, intégré et parle d’une seule voix ; tandis que les États-Unis sont en proie à la confusion et à des erreurs stratégiques persistantes ».
« Par les mains puissantes des fils courageux de l’Iran et grâce aux rangs soudés d’une nation dévouée, le fracas des os brisés de la puissance américaine résonnera depuis le golfe Persique et la mer d’Oman jusqu’aux quatre coins du monde », a‑t‑il ajouté.
Ces propos du conseiller du Leader interviennent alors que, selon les analystes, le président américain Donald Trump est de plus en plus déterminé à mettre fin à la guerre qu’il a lancée aux côtés d’Israël contre l’Iran le 28 février.
Son administration tente depuis lors d’accélérer un processus diplomatique qui échappe au contrôle total de Washington et qui requiert, en définitive, l’accord de Téhéran.
Les 11 et 12 avril, le Pakistan a accueilli des pourparlers entre la République islamique d’Iran et les États-Unis après avoir négocié un cessez-le-feu de 14 jours, annoncé le 8 avril. Ces discussions de haut niveau se sont toutefois soldées par un échec, en raison des exigences excessives de Washington.
Le 22 avril, quelques heures avant l’expiration prévue de la trêve, Donald Trump l’a prolongée unilatéralement, alors que l’Iran refusait de participer à un nouveau cycle de négociations à Islamabad sous la menace des pressions américaines et du blocus maritime illégal.
Le 13 avril, Washington avait imposé un blocus sur les ports iraniens, en violation du droit international.
Dans ce contexte, le président du Parlement iranien et principal négociateur, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti que « ni Washington ni Tel‑Aviv n’atteindront leurs objectifs par l’intimidation ».