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Trump n'a « aucune option militaire » et doit cesser son agression contre l'Iran sous peine de récession (analyste américain)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
John Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l'Université de Chicago

Un célèbre analyste international a affirmé que le président américain Donald Trump n’a « aucune option militaire » et doit mettre fin rapidement à sa guerre d’agression illégale contre l’Iran afin d’éviter de provoquer une récession.

Intervenant jeudi 23 avril dans l’émission « Piers Morgan Uncensored », le professeur John Mearsheimer a averti que l’économie internationale est déjà en grande difficulté.

« Si la situation s’aggrave, le président Trump sera encore plus en difficulté. Et je pense que c’est la principale raison pour laquelle il a décidé de prolonger le cessez-le-feu au lieu de reprendre les bombardements contre l’Iran », a-t-il déclaré.

Soulignant que l’Iran résisterait pleinement en cas de reprise des hostilités, il a expliqué : « Trump comprend parfaitement que, s’il bombarde l’Iran, ce dernier ripostera en bloquant totalement le détroit d’Ormuz et la mer Rouge », affirmant que, dans ce cas, il y aurait « des répercussions encore plus dévastatrices sur l’économie internationale ».

Mearsheimer a également alerté sur une crise sans précédent en cas de reprise des agressions, précisant : « De fait, nombreux sont ceux qui estiment que nous risquons de basculer dans un monde semblable à la Grande Dépression des années 1930. Le président Trump a donc tout intérêt à régler ce conflit au plus vite. »

Il a ajouté qu’il n’existe aucune solution militaire viable et que Trump ne peut résoudre le conflit par la force.

« Si nous utilisons la force militaire contre l’Iran, non seulement ils riposteront, mais encore, ils ne se rendront pas », a-t-il insisté.

Il a expliqué que les Iraniens sont prêts à résister jusqu’au dernier homme, car ils perçoivent les États Unis et Israël comme une menace existentielle.

« Les Iraniens sont profondément nationalistes et, de plus, ils considèrent les États Unis et Israël comme une menace existentielle. Cela signifie qu’ils se battront jusqu’au dernier homme. »

« Nous n’avons donc aucune stratégie pour gagner cette guerre et nous avons sommes obligés de mettre fin à ce conflit au plus vite », a conclu Mearsheimer.

Les États-Unis et Israël ont déclenché, le 28 février, une agression non provoquée et illégale contre la République islamique, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de plusieurs hauts gradés militaires. Ils ont également ciblé des infrastructures civiles, des zones résidentielles, des établissements d’enseignement ainsi que des sites historiques et culturels.

Les forces armées iraniennes ont mené, en représailles, l’opération Vraie Promesse IV, lançant une centaine de frappes contre des cibles stratégiques américaines dans la région et contre des positions israéliennes dans les territoires occupés.

Un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur le 8 avril après près de quarante jours de guerre, à la suite de l’acceptation par les États-Unis d’une proposition iranienne en dix points.

Des négociateurs iraniens et américains de haut niveau ont tenu des discussions pendant environ 21 heures à Islamabad, capitale pakistanaise, le 11 avril, sans parvenir à un accord. Les responsables iraniens ont attribué cet échec aux demandes excessives américaines ainsi qu’à leurs prises de position changeantes.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que le cessez-le-feu serait maintenu à la demande du Pakistan, jusqu’à ce que l’Iran présente une « proposition unifiée ». Cependant, Téhéran s’est jusqu’à présent abstenu de s’engager dans de nouvelles négociations, invoquant les demandes excessives de Washington et le blocus naval de l’Iran comme principaux obstacles à la fin du conflit.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV