Un haut responsable militaire du régime sioniste a averti que tout changement de la situation sur le terrain aurait un impact négatif direct sur l'efficacité du système de défense israélien face aux attaques d'envergure du Hezbollah.
Il a souligné qu'en cas d'offensive de grande envergure de la part du Hezbollah, la « défense robuste » revendiquée par l'armée israélienne au Sud-Liban s'effondrerait.
Cité par le journal israélien Yedioth Ahronoth, ce responsable militaire sioniste a déclaré que le retour des habitants des zones situées derrière la « ligne jaune » vers leurs foyers pourrait, compte tenu des effectifs actuels, fragiliser le dispositif défensif de l'armée. Il a affirmé que sans l'envoi de nouveaux renforts, le maintien d'un contrôle total sur ces zones se heurterait à de grandes difficultés.
Parallèlement, l'armée du régime sioniste fait face à une crise majeure de pénurie d'effectifs. La poursuite des combats sur plusieurs fronts, notamment à Gaza, en Cisjordanie, en Syrie et au Sud-Liban depuis octobre 2023, a considérablement érodé la puissance militaire de ce régime.
Le journal, citant des sources militaires, indique que l'ampleur des opérations militaires s'étend alors que l'armée ne s'agrandit pas. Cette situation engendre une pression sans précédent sur les réservistes et fait peser un risque d'épuisement à long terme ; au point qu'il est estimé que la durée de service de certains militaires pourrait atteindre près de mille jours à l'avenir.
Selon les estimations des institutions militaires israéliennes, l'armée de ce régime souffre d'un manque de 12 000 à 15 000 soldats, dont au moins 8 000 sont des unités combattantes.
Les commandants militaires sionistes avertissent que si la durée du service militaire n’est pas prolongée à 36 mois, ce manque d’effectifs atteindra des niveaux catastrophiques. Dans ce contexte, Eyal Zamir, chef d'État-major de l'armée israélienne, a mis en garde contre l’érosion des capacités opérationnelles de l'armée et le risque d'un effondrement structurel.
🔻 🇱🇧🇵🇸 Le Hezbollah affirme avoir abattu un drone israélien dans le sud du Liban en réponse aux violations du cessez-le-feu par le régime pic.twitter.com/nn8IoZet4Q
— Press TV Français (@fr_presstv) April 24, 2026
Actuellement, l'armée du régime maintient un déploiement massif sur plusieurs fronts : plusieurs brigades opèrent à Gaza, des dizaines de bataillons sont déployés en Cisjordanie, cinq divisions sont positionnées au Sud-Liban, tandis que d'autres forces sont stationnées dans les zones tampons en territoire syrien.
Cette dispersion simultanée des effectifs, en l'absence de toute perspective claire de désengagement, impose une pression écrasante tant sur les effectifs que sur les réservistes.
Simultanément à cette impasse militaire, la coalition au pouvoir est aux prises avec une grave crise politique concernant la loi sur la conscription des ultra-orthodoxes.
Les négociations au sein du cabinet sont dans l'impasse en raison du fossé profond entre les partis religieux et laïcs. Plusieurs responsables politiques avertissent qu'avec l'approche de la fin de la session parlementaire, l'adoption de cette loi sous sa forme actuelle sera extrêmement difficile.
À la lumière de ces développements, l’armée du régime sioniste tente de gérer la pénurie d'effectifs en modifiant son modèle de déploiement, en s'appuyant sur des points de concentration limités et des opérations d'infiltration basées sur le renseignement.
Toutefois, les commandants de l'armée israélienne soulignent que cette approche est temporaire et ne peut constituer une solution à long terme face à l'usure humaine croissante et à l'extension des fronts de guerre.