Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholam-Hossein Mohseni-Eje'i, affirme que les vedettes rapides et les véhicules sous-marins sans pilote (UUV) du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) attendent l'intrusion de navires américains pour les détruire complètement.
« La flotte en essaim du CGRI avec ses vedettes rapides et ses drones sous-marins, attend depuis les grottes marines de l'île de Farur [dans le sud de l'Iran] que des navires de guerre américains s'y aventurent afin de les submerger par leur salve de tirs de défense et d'infliger des coups durs aux agresseurs », a déclaré Mohseni-Eje'i jeudi.
Il a ajouté que les Américains n'osent même plus s'approcher du détroit d'Ormuz depuis qu'ils ont vu ce qui est arrivé à leurs destroyers soi-disant ultra-avancés – l'USS Michael Murphy (DDG 112) et l'USS Frank E. Peterson (DDG 121).
Le chef du pouvoir judiciaire a souligné que trois navires ayant pénétré dans le détroit stratégique d'Ormuz avaient fait l'objet de poursuites judiciaires.
La chaîne Press TV a appris vendredi que la marine du CGRI avait verrouillé plus d'une douzaine de missiles de croisière sur des navires de guerre américains agressifs quelques instants avant que ceux-ci ne se retirent précipitamment.
Selon les informations recueillies par Press TV, après que les navires de guerre américains – l’USS Michael Murphy et l’USS Frank E. Peterson – n’ont pas tenu compte des premiers avertissements des forces navales iraniennes, la marine du CGRI a pointé 16 missiles de croisière sur les navires.
L'ennemi fut alors averti que s'il ne se retirait pas du détroit d'Ormuz dans les minutes qui suivaient, des missiles seraient tirés.
Les forces américaines, persuadées qu'une attaque était imminente, ont demandé un délai de 15 minutes aux forces navales du CGRI.
Selon les nouvelles informations obtenues par Press TV, les militaires américains ont cherché à profiter de ce temps pour communiquer la gravité de la situation à leur commandement et recevoir de nouveaux ordres.
Les échanges tendus durèrent moins d'une heure, principalement en raison de la retenue des forces iraniennes. Peu après, les navires américains quittèrent rapidement la zone.
Des médias iraniens ont rapporté mercredi que les forces militaires du pays avaient arraisonné au moins trois navires dans le détroit d'Ormuz pour violation des réglementations de passage.
L'Iran a maintenu un contrôle strict sur le transit via le détroit depuis les premiers jours de l'acte d'agression américano-israélien contre le pays en février.
Les autorités iraniennes ont indiqué qu'elles pourraient assouplir les restrictions dans le détroit si les États-Unis levaient leur blocus illégal et les autres sanctions imposées au pays.
Cette question est devenue un obstacle majeur aux efforts diplomatiques visant à faciliter un nouveau cycle de pourparlers entre Téhéran et Washington, après qu'un premier cycle s'est terminé au Pakistan sans parvenir à aucun accord le 12 avril.