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La guerre israélo-américaine contre l’Iran a provoqué la plus grave crise énergétique de l’histoire

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'agression israélo-américaine contre l'Iran a interrompu le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, voie de passage pour un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. (Photo d'illustration)

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a averti ce mardi 21 avril que l'agression israélo-américaine contre l'Iran a provoqué une grave crise énergétique.

Au micro de France inter, Fatih Birol a affirmé : « Il s'agit effectivement de la plus grave crise de l'histoire ». Et d’ajouter : « La crise est déjà considérable si l'on ajoute les effets de la crise pétrolière, de la crise gazière et de la crise russe ».

L'agression israélo-américaine contre l'Iran a interrompu le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, voie de passage pour un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Cette situation survient également au lendemain de la guerre russo-ukrainienne, qui avait déjà interrompu les approvisionnements en gaz russe vers l'Europe.

Plus tôt ce mois ci, M. Birol avait estimé que la situation actuelle sur les marchés mondiaux de l’énergie dépassait en gravité l’ensemble des grandes crises pétrolières : « La situation actuelle est pire que les crises pétrolières de 1973 (guerre israélo-arabe), de 1979 (Révolution islamique en Iran) et de 2022 (guerre russo-ukrainienne), réunies ».

En mars, l'AIE a accepté de libérer une quantité record de 400 millions de barils de pétrole provenant de ses stocks stratégiques afin de lutter contre la hausse des prix du pétrole provoquée par l'agression américano-israélienne contre l'Iran.

La guerre imposée et criminelle de l’axe américano-israélien contre l'Iran a été déclenchée le 28 février par des frappes aériennes qui ont assassiné le Leader de la République islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables et commandants iraniens.

Les forces armées iraniennes ont, sans tarder, riposté en lançant des opérations de missiles et de drones ciblant, sans discontinuité des positions militaires et stratégiques dans la région et dans les territoires palestiniens occupés.

En outre, l'Iran a riposté à l’agression en restreignant le transit par le détroit d'Ormuz, un contrôle renforcé du trafic maritime afin de garantir la sécurité de ses eaux territoriales et de ses infrastructures régionales, ce qui a entraîné une forte hausse des prix du pétrole et de ses dérivés.

Le 8 avril, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN) a annoncé la conclusion d'un accord de cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan et à Islamabad, après que les États-Unis ont accepté un paquet de proposition iranienne en dix points.

L’Iran a également rouvert temporairement le détroit d’Ormuz vendredi, avant de rétablir dès le lendemain des mesures de contrôle strictes sur ce passage stratégique, en raison de l’absence d’engagement clair de la part des États Unis.

Samedi, la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé que l’Iran avait de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, après la décision des États Unis de maintenir le blocus des ports iraniens, une mesure que Téhéran a dénoncé comme une « violation du cessez le feu » de deux semaines entré en vigueur le 8 avril.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV