Le ministre iranien de la Santé a qualifié de « catastrophe internationale » la frappe menée contre l’Institut Pasteur de Téhéran ; les autorités dénoncent une attaque visant les capacités scientifiques du pays.
Le 2 avril, des avions de combat américains et israéliens ont mené une frappe ciblée contre l’Institut Pasteur d’Iran, situé en plein cœur de la capitale, Téhéran. Ce centre de recherche biomédicale, fondé il y a 105 ans, est classé parmi les sites du patrimoine national.
Le ministre de la Santé, Mohammad Reza Zafarghandi, a fermement condamné l’attaque qu’il a considérée comme une « catastrophe internationale », visant à entraver les capacités scientifiques et l’autonomie technologique de la RII.
Dans un communiqué publié lundi, M. Zafarghandi a dénoncé cette frappe contre ce centre historique de recherche biomédicale, affirmant que le ciblage de ses laboratoires de virologie, de bactériologie et de parasitologie illustre la crainte des États-Unis et d’Israël face aux progrès scientifiques du pays.
« Le ciblage des centres scientifiques démontre que l'ennemi veut s'attaquer directement au progrès et à l'indépendance scientifiques de l'Iran », a alerté le ministre.
Il a toutefois ponctué qu’aucune attaque ne saurait détruire le savoir ni l’engagement des scientifiques iraniens.
« Les capacités scientifiques du pays ne disparaîtront pas avec la destruction de bâtiments, car elles reposent sur le savoir, les idées et les efforts de nos scientifiques », a-t-il soutenu.
Selon les autorités iraniennes, les travaux de reconstruction ont déjà commencé. Les zones légèrement endommagées devraient être restaurées dans un délai de deux à trois mois, tandis que les parties les plus touchées feront l’objet d’une reconstruction accélérée, avec la mobilisation du ministère de la Santé et de l’Organisation du Plan et du Budget, ainsi qu’avec le soutien et l’assistance des donateurs.
L’Institut Pasteur d’Iran, symbole de plus d’un siècle d’avancées médicales, conserverait ses capacités scientifiques, ses équipes poursuivant leurs travaux malgré les dégâts subis.
L'expertise de ses scientifiques est intacte et continuera de permettre des avancées majeures en matière de santé publique malgré cette attaque criminelle.
Ce crime de guerre américano-israélien contre la science et contre l’humanité ne fera que renforcer la détermination du peuple iranien et de sa communauté scientifique à aller de l’avant, avec encore plus de fermeté. Une fois de plus, il prouve que les sanctions, les bombardements et les agressions ne pourront jamais empêcher la République islamique d’atteindre l’indépendance scientifique. Les efforts de reconstruction avancent à un rythme soutenu.