À la suite des attaques des États-Unis et du régime sioniste, suivies d'une flambée brutale des prix du pétrole et du gaz due aux perturbations du trafic dans le détroit d'Ormuz, le Royaume-Uni est désormais confronté à l'une des plus graves menaces économiques depuis l'émergence de la pandémie de Covid-19.
Selon un rapport publié lundi par le quotidien britannique The Guardian, cité par l'agence de presse officielle iranienne IRNA, les analyses révèlent qu'à la suite de l'effondrement de la confiance des entreprises, conséquence directe de la guerre des États-Unis et du régime israélien contre l'Iran, environ 250 000 personnes pourraient perdre leur emploi d'ici le milieu de l'année prochaine, alors que le Royaume-Uni est aux prises avec un risque de récession sans précédent.
Le quotidien souligne que les attaques des États-Unis et du régime sioniste contre l'Iran ont eu un impact immédiat sur les coûts de l'énergie, ce qui pèse particulièrement sur les taux d'inflation et les taux d'intérêt.
Malgré les efforts de la ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, pour s'entretenir avec les responsables des banques du pays afin de contenir les retombées de la guerre, des rapports de comptabilité révèlent l'ampleur massive de la menace économique qui pèse sur le Royaume-Uni.
Selon les prévisions de l'EY ITEM Club, le blocage du détroit d'Ormuz a entraîné une hausse des prix mondiaux du pétrole et du gaz, ce qui infligera au Royaume-Uni son plus grand choc économique depuis la pandémie de Covid-19.
Le groupe a prévu que l'économie britannique connaîtrait une contraction aux deuxième et troisième trimestres de cette année, plaçant le pays au bord de la récession. La croissance économique devrait également chuter de 50 %, passant de 1,4 % en 2025 à seulement 0,7 % pour l'année en cours.
L'EY ITEM Club prévoit également que le taux de chômage au Royaume-Uni atteindra 5,8 % d'ici le milieu de l'année prochaine, dépassant ainsi le sommum actuel de 5,2 % enregistré sur les cinq dernières années. Par ailleurs, environ 250 000 personnes supplémentaires devraient perdre leur emploi en raison du conflit en Asie de l'Ouest.
Ce rapport est publié après que le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé, la semaine dernière, que le Royaume-Uni connaîtrait la plus forte baisse de croissance parmi les pays du G7. Avec une prévision de 0,8 % pour 2026, cela marque un recul significatif par rapport au 1,3 % initialement prévu en janvier 2026.