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Les menaces de Trump contre les infrastructures civiles iraniennes seraient « parfaitement acceptables » (Mike Waltz)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz. © Getty Images

Les menaces brandies par le président américain Donald Trump contre les infrastructures civiles iraniennes sont « parfaitement acceptables », a prétendu l’envoyé spécial de Washington auprès des Nations unies, Mike Waltz, qui a tenté de rejeter les accusations de potentiels crimes de guerre formulées contre Washington.

Intervenant dimanche 19 avril dans l’émission This Week sur ABC, Waltz a prétendu que « toutes les options restent sur la table » concernant une éventuelle escalade du conflit américano-israélien contre l’Iran. Il a lancé que l’armée américaine serait en mesure de neutraliser les infrastructures iraniennes « relativement facilement ». Il a prétendu aussi que la défense aérienne iranienne avait été « totalement anéantie ».

Interrogé sur la question de savoir si la menace de Trump de cibler toutes les centrales électriques et tous les ponts iraniens constitue une violation du droit international, Waltz a reconnu qu’il s’agirait d’un autre pas dans l’escalade militaire. 

Cependant, il a catégoriquement rejeté des arguments selon lesquels cet acte constituerait un « crime de guerre », qualifiant ces critiques d’« irresponsables » et les comparant à des situations survenues pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a ensuite prétendu que Téhéran « brouille la frontière entre infrastructures civiles et militaires », et que des armes et des équipements militaires sont dissimulés dans des zones civiles, des écoles et des hôpitaux en Iran.

À noter que la dernière menace de Trump a été apparue dimanche sur Truth Social, dans lequel il accusait l’Iran d’avoir violé un cessez-le-feu de deux semaines en tirant sur des navires dans le détroit d’Ormuz, notamment, selon lui, des tirs visant des navires français et britanniques.

« La gentillesse est terminée », a écrit Trump, annonçant qu’une délégation américaine s’est rendue à Islamabad, capitale pakistanaise, pour assister à un nouveau cycle de négociations prévu mardi. Il a prévenu que si l’Iran refuse la proposition jugée « juste et raisonnable » par Washington, les États-Unis « détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts du pays ».

Toujours dimanche, l’armée américaine a annoncé avoir intercepté le cargo iranien Touska dans le golfe d’Oman, alors qu’il cherchait à franchir le détroit d’Ormuz. L’Iran a condamné cette attaque américaine, la qualifiant de « piraterie maritime armée » et de violation du cessez le feu.

Le cessez le feu négocié par le Pakistan doit expirer mercredi. Une première série de pourparlers à Islamabad le week end dernier n’avait pas abouti à une solution, le programme nucléaire iranien restant au cœur du blocage. Trump exige que Téhéran démantèle ses installations nucléaires et remette son uranium enrichi, des conditions jugées inacceptables par l’Iran.

À ce propos, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a qualifié le blocus naval américain des ports iraniens d’« illégal et criminel » et de violation du cessez le feu, avertissant qu’une telle mesure pourrait s’apparenter à une « punition collective » susceptible d’être considérée comme un crime de guerre.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV