Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a souligné que la République islamique s’oppose à tout cessez-le-feu temporaire et insiste sur la nécessité de mettre fin définitivement au cycle de la guerre.
S’exprimant devant des journalistes en marge du Forum diplomatique d’Antalya vendredi, Saeed Khatibzadeh a déclaré que l’Iran n’accepte aucun cessez-le-feu temporaire, insistant sur le fait que « le cycle du conflit doit cesser maintenant et pour toujours ».
Il a ajouté que « tout cessez-le-feu doit inclure toutes les zones de conflit, du Liban à la mer Rouge », qualifiant cela de « ligne rouge » pour l’Iran.
Il a noté que les efforts de médiation du Pakistan visent à atteindre cet objectif.
M. Khatibzadeh a souligné que le détroit d’Ormuz est historiquement toujours resté ouvert. Bien que cette voie maritime stratégique se situe dans les eaux territoriales iraniennes, a-t-il précisé, elle a toujours été accessible.
Il a imputé la déstabilisation de la région à l’agression américano-israélienne, déclarant : « Leurs actions ont eu un impact négatif sur le commerce mondial et l’économie en général.»
Suite à une nouvelle série de frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, l’Iran a riposté par des tirs massifs de missiles et de drones sur les territoires occupés par Israël ainsi que sur les bases et les intérêts américains dans la région.
L’Iran a également déclaré que le détroit d’Ormuz resterait ouvert uniquement aux pays qui ne soutiennent pas l’ennemi. Vendredi, Téhéran a annoncé que le détroit resterait totalement ouvert à la navigation commerciale pendant la période de cessez-le-feu de 15 jours qui a débuté le 8 avril.
L’Iran rouvre le détroit d’Ormuz à la navigation commerciale suite au cessez-le-feu mis en place sur le front libanais.
L’Iran a annoncé la réouverture complète du détroit d’Ormuz aux navires commerciaux suite au cessez-le-feu au Liban.
Khatibzadeh a toutefois précisé que l’Iran restait déterminé à maintenir le détroit d’Ormuz ouvert, mais selon de nouvelles règles.
« Compte tenu de la situation actuelle, de nouveaux accords pourraient être mis en place, notamment en matière de sécurité, de navigation et de protection de l’environnement », a-t-il déclaré.
Il a souligné qu’« un règlement durable du conflit, conjugué à une prise de distance par rapport aux positions maximalistes des États-Unis, garantira que le détroit d’Ormuz demeure une voie de passage stable pour le commerce mondial ».
Des chefs d’État et de hauts responsables du monde entier participent au Forum diplomatique d’Antalya, en Turquie, qui s’est ouvert vendredi et se poursuit jusqu’au 19 avril, afin de débattre des enjeux mondiaux et des tensions régionales.
Une délégation pakistanaise de haut niveau a rencontré des responsables iraniens jeudi. Selon certaines sources, elle était porteuse d’un message des États-Unis, dans un contexte de tentatives de coordination d’un deuxième cycle de négociations entre Téhéran et Washington.
Le premier cycle de négociations, la semaine dernière, s’est soldé par un échec, en raison des exigences excessives de Washington.
La date et le lieu du prochain cycle de négociations n’ont pas encore été confirmés.