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Le prédisent iranien loue le rôle responsable du Pakistan dans la conclusion de la trêve

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président iranien Massoud Pezeshkian a rencontré le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir à Téhéran jeudi soir.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian a salué la médiation constructive du Pakistan dans la conclusion du cessez-le-feu, qualifiant les efforts d'Islamabad d'« efficaces et responsables » tout en réaffirmant l'engagement ferme de Téhéran en faveur d'une paix et d'une stabilité durables dans la région.

Lors d'une rencontre dans la soirée du jeudi 16 avril à Téhéran avec le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, le président iranien a exprimé sa reconnaissance pour le rôle joué le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif et d’autres responsables pakistanais dans la facilitation du cessez-le-feu mais également pour l'accueil chaleureux réservé à la délégation iranienne lors des récents pourparlers d'Islamabad.

« La République islamique d’Iran aspire à une paix et une stabilité durables dans la région et met l’accent sur la réalisation des droits de la nation iranienne dans le cadre du droit international », a déclaré M. Pezeshkian.

Il a souligné que l’Iran considère tous les pays musulmans comme des frères, un principe profondément enraciné dans le noble caractère du vénéré Prophète de l’Islam(que la paix divine soit sur lui et sur sa descendance).



Action défensive et appel à l'unité islamique

Plus loin dans ses propos, le président iranien a clairement indiqué que les récentes frappes des forces armées iraniennes contre des bases militaires américaines dans les États arabes du golfe Persique s'inscrivaient strictement dans le cadre de la légitime défense en réponse à l'agression subie par le pays.

Pointant du doigt la cause profonde de l'instabilité régionale, Massoud Pezeshkian a déclaré que le régime sioniste était à l'origine de nombreuses guerres et d'actes de division entre les pays musulmans.

« L’Oumma islamique doit, par la convergence et la coopération, empêcher le régime sioniste d’exploiter les terres islamiques contre les musulmans eux-mêmes », a-t-il souligné.

Et de souligner : « Il ne fait aucun doute qu’en s’unissant, les pays musulmans feront retirer au régime israélien la possibilité de pousser la région vers la guerre ».

Le chef de l’Etat a ensuite fermement condamné l'agression criminelle et illégale des États-Unis et du régime sioniste, qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, la destruction d'écoles et d'hôpitaux, et le meurtre d'enfants et de civils innocents, posant la question de savoir avec quelle autorisation et pour quelle raison de tels actes ont-ils été menés.


L'Iran recherche la fraternité, pas l'instabilité

Depuis son entrée en fonction, le président iranien, a toujours réaffirmé que tous les efforts de la République islamique ont été orientés vers le renforcement de l'amitié et de la fraternité, tant à l'intérieur du pays que dans toute la région. Ce à quoi, les États-Unis et le régime sioniste ont réagi par des actions hostiles et provocatrices.

« L’Iran ne recherche pas l’instabilité dans la région et souhaite développer des relations fraternelles avec les pays voisins », a affirmé M. Pezeshkian.

Il s’est particulièrement dit satisfait des efforts responsables et constants déployés par le Pakistan pour mettre fin à la guerre, exhortant les autres pays musulmans à suivre la même voie pour que les ennemis de l’Oumma islamique ne puissent atteindre leurs objectifs néfastes dans la région.

Le président iranien a souligné l'attachement de l'Iran au droit international, notant que la République islamique cherche à garantir les droits de son peuple dans ce cadre.

Il a ajouté qu'après la fin de la guerre, les pays de la région devront renforcer leur coopération mutuelle afin d'ouvrir la voie à une paix et une sécurité durables.

S’interrogeant sur les raisons pour lesquelles les pays de la région ne peuvent garantir leur propre sécurité de manière indépendante, le président a déclaré : « De même que l’Europe gère sa sécurité par le biais de mécanismes tels que l’OTAN, les pays musulmans peuvent également résoudre leurs problèmes dans le cadre d’une coopération collective en s’appuyant sur leurs points communs religieux et culturels. »

La guerre ne sert les intérêts de personne, a-t-il indiqué avant de souligner que dans cette guerre seul le régime sioniste cherche à satisfaire ses ambitions. Selon lui, les États-Unis ne gagneront pas ce conflit et ce sont les pays de la région et du monde entier qui en subiront les lourdes conséquences.

Malgré la profonde méfiance du peuple iranien envers les États-Unis — causée par des violations répétées de ses engagements, des attaques en pleine négociation et des assassinats —, la République islamique d’Iran a poursuivi cette voie de dialogue à travers des relations fraternelles avec des pays amis comme le Pakistan, tout en défendant fermement ses intérêts nationaux, a conclu le président iranien.

Au terme de cette rencontre, Massoud Pezeshkian a demandé au général Munir de transmettre les chaleureuses salutations des dirigeants et du peuple iraniens au Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif et à la noble nation du Pakistan.

Le général Munir s'est, quant à lui, dit satisfait de cette rencontre et a remercié l'Iran, le Leader de la Révolution islamique et la nation iranienne pour leur hospitalité.

Il a transmis les plus sincères condoléances du Premier ministre et du peuple pakistanais suite au martyre de l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, des commandants iraniens et des citoyens.

Évoquant l'évolution de la situation régionale, le général pakistanais a estimé que la région ne retrouvera pas son état d'avant-guerre, même si le conflit venait à prendre fin.

Aussi, il a mis l’accent sur la nécessité d'une coopération collective en matière de reconstruction, de stabilité et de paix, notant le soutien de pays tels que la Chine, l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Turquie au processus
diplomatique.

Pour le chef de l'armée pakistanaise, c’est en temps de crise et de guerre que les relations entre les pays deviennent plus importantes. Ces visites sont un signe clair de sincérité en matière d'amitié. Une amitié existante grâce aux profonds points communs religieux, historiques et culturels entre l'Iran et le Pakistan.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV