Les échanges commerciaux via le nouveau corridor de transit Pakistan-Iran ont officiellement débuté avec l'expédition du premier chargement à l'exportation depuis le Pakistan.
Sanaullah Abro, directeur des douanes pour le commerce de transit, a déclaré au journal The Express Tribune que ce premier envoi – de la viande congelée – a été acheminé à Tachkent, en Ouzbékistan, par camions frigorifiques.
Il a précisé que, dans le cadre de ce nouvel accord, les marchandises en provenance du Pakistan transiteront par Gwadar, traverseront la frontière iranienne, puis poursuivront leur route vers des destinations en Asie centrale.
M. Abro a ajouté que l'ouverture de ce corridor devrait stimuler la croissance économique du Pakistan et dynamiser le trafic de marchandises dans les ports du pays.
Selon la Direction des douanes pour le commerce de transit, le corridor fonctionne selon le système TIR (Transports Internationaux Routiers).
Afin de faciliter ces échanges, les autorités ont simplifié les procédures TIR et activé les principaux points de passage frontaliers, notamment Taftan, Rimdan, Sost et Gwadar.
Les autorités décrivent le corridor de transit Iran-Pakistan comme une avancée majeure pour les secteurs du commerce et du transit pakistanais, susceptible d'accroître les exportations et de renforcer la connectivité régionale.
Des sources ajoutent que cette route offrira au Pakistan une alternative économique au commerce maritime, réduisant les délais de transport et les coûts logistiques de manière significative.
Lors de la cérémonie d'inauguration, Abro et le directeur du transit, Muhammad Rashid, ont officiellement donné le coup d'envoi du premier chargement.
Parallèlement, l'optimisme grandit quant à la possibilité pour l'Iran et le Pakistan de relancer leurs projets de gazoducs et d'oléoducs.
L'Iran et le Pakistan ont signé un accord commercial en 2009, sous le gouvernement du Parti du peuple pakistanais (PPP), et le gazoduc a été inauguré conjointement en 2013 par l'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad et l'ancien président pakistanais Asif Ali Zardari.
Si l'Iran a achevé sa partie du gazoduc, le Pakistan n'a pas encore entamé les travaux de construction.
Selon des responsables, l'Iran serait disposé à prolonger l'accord de vente de gaz de dix ans, mais le Pakistan reste réticent en raison des sanctions américaines et de la baisse de sa demande intérieure.
Le Pakistan a étudié plusieurs solutions alternatives au fil des ans, notamment un gazoduc ,de GNL reliant Gwadar à la frontière iranienne, avec un tronçon supplémentaire de 80 km.
Une entreprise chinoise s'est montrée intéressée par le projet, mais les sanctions internationales continuent d'en entraver le développement.