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« Aucune leçon tirée » : Araghchi accuse le maximalisme américain d’avoir bloqué les pourparlers d’Islamabad

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, examine des sacs et des chaussures endommagés placés dans la cabine d'un avion, ainsi que des photos de quatre enfants de Minab, avant que les délégations des États-Unis et de l'Iran ne tiennent des pourparlers au Pakistan, sur cette image diffusée le 11 avril 2026.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que le « maximalisme, les exigences changeantes et le blocage » des États-Unis avaient fait dérailler ce qui était sur le point de devenir le « mémorandum d’accord d’Islamabad », alors que ces pourparlers de haut niveau entre les deux pays n’ont pas permis de réaliser de progrès majeur après 21 heures de négociations intensives.

« Lors des pourparlers intensifs au plus haut niveau, ayant lieu pour la première fois depuis 47 ans, la République islamique d’Iran s’est engagée de bonne foi dans le dialogue avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre », a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur les réseaux sociaux.

« Alors que nous étions à deux doigts de la conclusion du “mémorandum d’accord d’Islamabad”, nous nous sommes heurtés au maximalisme, aux exigences changeantes et au blocage », a-t-il souligné.

« Aucune leçon tirée », a-t-il ajouté, laissant entendre que Washington n’avait rien appris des décennies de confrontations infructueuses avec l’Iran.

Les pourparlers, qui se sont tenus lundi dans la capitale pakistanaise, étaient les premières négociations directes de haut niveau entre Téhéran et Washington depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

« La bonne volonté engendra de la bonne volonté »
Le chef de la diplomatie iranienne a conclu son message par un avertissement clair : « La bonne volonté engendre de la bonne volonté ; l’inimitié engendra de l’inimitié. »

Cette déclaration d’Araghchi a laissé entendre que l’Iran avait fait preuve de flexibilité et d’un sérieux constructif, tandis que Washington n’a pas bien répondu à cette approche.

Les négociations ont porté, entre autres, sur la résolution des tensions liées au détroit d’Ormuz, l’allègement des sanctions anti-iraniennes et le programme nucléaire iranien à des fins pacifiques.

Après les pourparlers d’Islamabad, le vice-président américain J.D. Vance, qui dirigeait la délégation américaine, a déclaré que l’Iran aurait dû accepter ce qu’il a qualifié d’« offre finale et optimale » des États-Unis.

Néanmoins, les responsables iraniens ont rejeté cette interprétation, accusant Washington d’imposer des exigences excessives et de ne pas faire preuve de la flexibilité nécessaire pour parvenir à un accord.

Le Pakistan a accueilli les pourparlers dans le cadre de ses efforts de médiation entre l’Iran et les États-Unis.

Exclusivité Press TV : La tentative de passage de destroyers américains dans le détroit d’Ormuz a échoué et a frôlé la destruction


Une tentative de passage de destroyers américains dans le détroit d’Ormuz, en pleine réunion à Islamabad, s’est avérée être une opération de propagande. Les deux navires ont frôlé la destruction à quelques minutes, selon une enquête de Press TV.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, avait précédemment annoncé qu’un accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis s’appliquerait également au Liban.

Cependant, les attaques israéliennes contre le Liban se sont intensifiées, en faisant des dizaines de victimes civiles et en sapant la confiance quant à la capacité de Washington à faire respecter le cessez-le-feu.

Les États-Unis et le régime israélien ont lancé une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran le 28 février. Ils ont tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et ont frappé des installations nucléaires, des écoles et des hôpitaux.

Les forces armées iraniennes ont riposté par 100 vagues de frappes de représailles dans le cadre de l’opération Vraie Promesse IV.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV