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Israël sanctionne un pays de l'UE pour avoir «diffamé» ses militaires.

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
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Cette décision fait suite aux accusations de Madrid qui a accusé Israël de violer le cessez-le-feu par des « bombardements aveugles » au Liban. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a critiqué l'Espagne pour son opposition répétée à Israël et pour la « diffamation » de l'armée israélienne, en réponse aux critiques de Madrid concernant les récentes frappes de Tsahal au Liban.
Dans une allocution vidéo diffusée vendredi, M. Netanyahu a annoncé l'exclusion de l'Espagne du centre de coordination de Kiryat Gat, soutenu par les États-Unis et chargé de superviser le cessez-le-feu à Gaza. Il a qualifié cette sanction de punition pour son opposition à Israël.
«Israël ne restera pas silencieux face à ceux qui nous attaquent. L'Espagne a diffamé nos héros, les soldats de Tsahal, l'armée la plus morale du monde », a déclaré M. Netanyahu avec insolence. «L'Espagne a choisi à maintes reprises de s'opposer à Israël… Je n'entends pas permettre à un pays de nous mener une guerre diplomatique sans qu'il en paie immédiatement le prix».

Les responsables espagnols, dont le Premier ministre Pedro Sánchez, figurent parmi les critiques les plus virulents de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, avertissant qu'une nouvelle escalade aurait de graves conséquences humanitaires et économiques. Le mois dernier, l'Espagne a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans le conflit et a rappelé son ambassadeur en Israël de manière définitive, dégradant ainsi ses relations diplomatiques.
Baptisée «Opération Ténèbres éternelles», cette offensive aérienne, qui a duré dix minutes, est considérée comme la plus intense depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, le 28 février. L'armée israélienne a déclaré avoir touché une centaine de cibles du Hezbollah et tué plus de 180 personnes. Les autorités libanaises ont fait état d'au moins 357 morts, principalement des civils, et de plus de 1 223 blessés.
À la suite des frappes, M. Sánchez a fustigé le « mépris de Netanyahu pour la vie et le droit international », le qualifiant d'«intolérable» et exhortant Bruxelles à suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël. Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a fait écho à ces critiques, qualifiant les frappes de «honte pour la conscience de l'humanité» et accusant Tsahal de « bombardements aveugles » ciblant des civils sous prétexte de combattre le Hezbollah.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV