Selon certaines sources, les États-Unis auraient accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés au Qatar et dans des banques étrangères comme condition préalable aux pourparlers d'Islamabad.
Reuters a cité une source iranienne de haut rang indiquant que les États-Unis auraient accepté de débloquer les avoirs iraniens gelés détenus au Qatar et dans d'autres banques étrangères, et ont salué cette décision comme un signe de « sérieux » dans la perspective de parvenir à un accord avec Washington lors des pourparlers d'Islamabad.
Les États-Unis n'ont fait aucun commentaire public sur la question du dégel des avoirs.
Reuters a également cité la source anonyme selon laquelle le dégel des avoirs était « directement lié à la garantie d'un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz », qui devrait être un point clé des négociations.
Par ailleurs, selon un correspondant de l'IRIB, des responsables américains ont accepté la demande de l'Iran de débloquer ses avoirs bloqués.
Des médias proches de la délégation américaine confirment également cette information, a ajouté le correspondant.
Cependant, aucune confirmation officielle et pleinement vérifiée n'a encore été publiée concernant le dégel des avoirs iraniens.
Selon une déclaration du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, les États-Unis ont été contraints d'accepter le plan en dix points de la République islamique d'Iran. Ce plan prévoit principalement :
La non-agression contre l'Iran;
Le maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz;
La reconnaissance du droit de l'Iran à l'enrichissement d'uranium;
La levée de toutes les sanctions primaires et secondaires;
L'abrogation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA contre l'Iran;
L'indemnisation des dommages infligés à l'Iran;
Le retrait des forces de combat américaines de la région;
La cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris contre la Résistance islamique au Liban.
Auparavant, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, avait déclaré que deux des mesures convenues par les parties n'avaient pas encore été mises en œuvre : un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens avant le début des négociations.
Une délégation iranienne de haut niveau est arrivée à Islamabad, la capitale pakistanaise, pour des pourparlers avec les États-Unis. La République islamique a averti que le non-respect des conditions préalables de Téhéran compromettrait le processus de dialogue.
Conduite par Qalibaf, la délégation, composée de comités de sécurité, politique, militaire, économique et juridique, est arrivée à Islamabad vendredi.
Les journalistes présents à Islamabad restent en alerte, observant attentivement la situation à huis clos, dans l'attente de la tenue de futures négociations entre Téhéran et Washington.
La délégation iranienne s'entretient actuellement avec le Premier ministre et le président du Parlement pakistanais.
Ces discussions devraient permettre de définir le cadre et les modalités de futures négociations irano-américaines.