L’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations Unies a fermement condamné l’assassinat de Kamal Kharrazi, directeur du Conseil stratégique des relations étrangères et ancien ministre des Affaires étrangères, y voyant l’incarnation de la politique délibérée et criminelle d’Israël visant à saper systématiquement la diplomatie.
Dans deux lettres identiques adressées au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et au président tournant du Conseil de sécurité, l’ambassadeur Amir Saïd Iravani a déclaré que le diplomate iranien chevronné avait succombé à ses blessures et était tombé en martyre aux premières heures de ce vendredi 10 avril.
La résidence de M. Kharrazi avait été frappée lors des bombardements américano-israéliens à Téhéran le 1er avril, qui avaient déjà coûté la vie à son épouse.
« Cette attaque constitue un exemple flagrant d’acte criminel intentionnel contre un quartier résidentiel, ainsi que l’assassinat ciblé d’une personnalité civile de premier plan. Il s’agit d’une violation flagrante du droit international humanitaire, et notamment du droit à la vie », peut-on lire dans les lettres.
M. Iravani a souligné que le défunt ex-ministre iranien des Affaires étrangères croyait fermement au renforcement du multilatéralisme et avait joué un rôle déterminant dans l'instauration de la paix dans le monde, notamment grâce à ses contributions constantes au Forum de Paris sur la paix.
Les lettres ont mis en lumière l'attachement indéfectible de Kharrazi au droit international, aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies et à la diplomatie multilatérale, piliers essentiels de la paix et de la sécurité internationaux, pour le règlement pacifique des différends.
« Son assassinat constitue non seulement la privation illégale du droit à la vie d'un civil, mais aussi une atteinte à la diplomatie et aux fondements des relations internationales pacifiques », a déclaré Iravani.
Il a ajouté que cet assassinat démontre une fois de plus que le régime israélien, agressif et terroriste, considère toute voix prônant la paix, les négociations et la diplomatie comme une menace pour ses objectifs illégaux, destructeurs et déstabilisateurs.
M. Iravani a déclaré que la République islamique d'Iran condamne avec la plus grande fermeté l'assassinat de son ancien ministre des Affaires étrangères, ajoutant que cet acte criminel s'inscrit dans le cadre d'attaques systématiques et généralisées contre les civils iraniens, les infrastructures civiles et les hauts responsables du pays depuis le début de la guerre d'agression israélo-américaine le 28 février.
L'ambassadeur iranien auprès de l'ONU a affirmé que « Téhéran tient les régimes de Washington et de Tel-Aviv pleinement et entièrement responsables de l'acte odieux qu'est l'assassinat de M. Kharrazi, qui contrevient de manière flagrante à tous les principes et règles internationaux reconnus ».