Un éminent responsable parlementaire libanais a fermement condamné les pourparlers directs prévus entre des représentants du Liban et du régime israélien.
Qualifiant cette démarche de « violation flagrante » de la Constitution libanaise et du Pacte national, Hassan Fadlallah, membre du groupe parlementaire « Loyauté à la Résistance » affilié au Hezbollah, a exprimé sa vive désapprobation dans un communiqué publié samedi.
« Cette initiative constitue une violation flagrante du Pacte national, de la Constitution et des lois libanaise », a déclaré M. Fadlallah. Il a ajouté que « cette démarche exacerbe les divisions internes à un moment où le Liban a plus que jamais besoin de solidarité et d’unité nationale pour faire face à l’agression israélienne ».
Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce par le président libanais, Joseph Aoun, de la tenue de négociations directes libano-israéliennes la semaine prochaine à Washington.
Cependant, des divergences fondamentales persistent. Israël maintient qu’il n’abordera pas la question d’un cessez-le-feu avec le Hezbollah lors de sa rencontre avec les responsables libanais dans la capitale américaine, alors que les attaques israéliennes contre le Liban se poursuivent.
Les ambassadeurs d’Israël et du Liban ont tenu des discussions dans la nuit de vendredi à samedi pour finaliser les préparatifs de la rencontre prévue mardi au Département d’État américain.
L’ambassadeur d’Israël, Yechiel Leiter, a indiqué que ces pourparlers marqueraient le début de négociations formelles avec le gouvernement libanais, en dépit de l’absence de relations diplomatiques entre les deux parties.
Il a précisé qu’Israël avait accepté d’entamer ce qu’il a qualifié de « négociations de paix formelles » avec le Liban, tout en excluant explicitement toute discussion impliquant le Hezbollah.
Selon le ministère libanais de la Santé publique, le régime israélien a mené mercredi des attaques contre diverses régions du Liban mercredi, causant au moins 254 morts et 1 165 blessés.
Le régime a commis de nombreuses violations de l’accord de cessez-le-feu de 2024 signé avec le Hezbollah, en vertu duquel Tel-Aviv s’était engagé à mettre fin à l’escalade des violences meurtrières contre le Liban, qui ont déjà coûté la vie à des milliers de personnes.
Depuis le 28 février, date du lancement d’une « agression militaire non provoquée» par Israël et les États-Unis contre l’Iran, le Liban est le théâtre d’une intensification des attaques israéliennes.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé que l’Iran préparait une riposte « redoutable » aux récentes agressions israéliennes contre le Liban. Dans un avertissement clair, le CGRI a souligné que toute attaque contre le Hezbollah serait considérée comme une attaque directe contre la République islamique d’Iran.
L’Iran a également affirmé qu’un cessez-le-feu au Liban était une condition sine qua non pour toute négociation avec les États-Unis.