Le vice ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires politiques, Majid Takht-Ravanchi, a déclaré que les prochaines négociations au Pakistan avec les États Unis seront basées sur la proposition de cessez le feu en dix points présentée par Téhéran.
Takht-Ravanchi a formulé ces remarques, ce vendredi 10 avril, lors d’une réunion avec des ambassadeurs et des chefs de missions diplomatiques étrangères, ainsi que des représentants des organisations internationales basées à Téhéran. Au cours de cette réunion, Takht-Ravanchi a fait état de l’ampleur des crimes commis par les États Unis et le régime israélien contre le peuple iranien pendant les 40 jours de la guerre imposée à l’Iran par l’alliance américano-israélienne.
Le 28 février, les États-Unis et le régime israélien ont lancé le 28 février leur guerre non provoquée contre la République islamique d’Iran. Ils ont tué en martyr le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts responsables et commandants militaires et des centaines de civils. Les agresseurs étrangers ont également pris pour cible des sites nucléaires, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures civiles.
Mercredi 8 avril, le Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran a annoncé qu’un accord a été conclu pour établir un cessez le feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, après que les États Unis ont accepté la proposition iranienne en 10 points, cela pouvant être suivi de négociations visant à mettre effectivement fin à la guerre.
Les délégations iranienne et américaine doivent tenir le premier tour de discussions samedi à Islamabad, capitale du Pakistan.
Majid Takht-Ravanchi a déclaré que l’Iran a adopté une approche responsable concernant la déclaration du cessez le feu. « Il a été convenu que la proposition iranienne en dix points constituera la base des négociations », a-t-il ajouté.
Il a précisé : « La République islamique d’Iran a toujours accueilli favorablement la diplomatie et le dialogue, mais pas un dialogue fondé sur de fausses informations transmises dans le but de tromper et d’ouvrir la voie à une nouvelle agression militaire contre l’Iran. »
Takht-Ravanchi a souligné que Téhéran n’était pas disposé à vouloir un cessez le feu qui permettrait à l’ennemi agresseur de se réarmer et de lancer une autre attaque.
Il a noté que l’agression militaire américano-israélienne constitue une « guerre illégale » et un « exemple de crime de guerre » contre le peuple iranien, affirmant que c’est la deuxième fois que les États Unis attaquent l’Iran pendant une période durant laquelle Téhéran s’était engagé dans des discussions diplomatiques avec Washington au sujet de son programme nucléaire pacifique.
En mettant en garde contre les objectifs des États Unis et du régime israélien visant à dominer la région de l’Asie de l’Ouest et à poursuivre le projet du « Grand Israël », M. Takht-Ravanchi a réaffirmé que l’approche de l’Iran envers les pays voisins reposait sur le principe du bon voisinage.
« Les opérations défensives de l’Iran ne doivent pas être considérées comme des attaques contre les pays [voisins] ; au contraire, elle a ciblé des bases et des installations américaines situées sur le territoire de ces pays, qui ont été utilisées dans les agressions militaires contre l’Iran », a-t-il expliqué.
En outre, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a salué les pays qui « se sont tenus du bon côté de l’histoire » en condamnant l’agression américano-israélienne contre l’Iran. Il a vivement critiqué la position de certains pays européens, qui se sont placés du mauvais côté de l’histoire.
D’après les propos de Takht-Ravanchi, ces derniers refusent de condamner les actes d’agression américano-israéliens et les crimes contre le peuple iranien ; et ils les ont même soutenus.
La République islamique d’Iran a annoncé à plusieurs reprises son engagement à respecter l’intégrité territoriale de tous ses voisins dans le cadre des principes de bon voisinage.
Toutefois, l’Iran a averti que si les forces américaines utilisent leurs territoires, leurs espaces aériens ou leurs installations pour lancer des attaques contre l’Iran, ces pays voisins seront considérés comme des cibles légitimes pour l’Iran.
Le vice ministre des Affaires étrangères a réitéré le droit de la République islamique d’Iran à la légitime défense face aux agresseurs conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international.
« Nous avons combattu contre deux grandes puissances nucléaires et une grande armée mondiale ; nous avons perdu de grandes figures ; tandis que des civils et des enfants innocents sont tombés en martyr lors des attaques criminelles des agresseurs », a t il déclaré.
Takht-Ravanchi a affirmé : « Cependant, le peuple iranien a résisté, et cette résistance ne vise pas seulement à défendre l’existence de l’Iran, mais aussi à protéger les intérêts et les avantages de tous les pays de la région face à l’expansionnisme et au bellicisme d’Israël. Les menaces israéliennes ne se limitent pas à l’Iran ; elles représentent aussi un danger pour la stabilité et la sécurité de toute la région. »