Le Secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a fermement condamné la récente vague de frappes meurtrières menées par le régime sioniste contre les civils libanais.
Il a qualifié ces attaques sanglantes de tentative désespérée visant à dissimuler « l'échec accumulé » du régime sur le champ de bataille.
Dans un message adressé vendredi au peuple libanais « inébranlable », Cheikh Qassem a présenté ses condoléances pour le martyre de centaines de personnes lors des raids israéliens de mercredi, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Mercredi 8 avril, l'armée d'occupation a mené plus de 100 frappes aériennes à travers le Liban, causant la mort de plus de 300 personnes et faisant 1 165 blessés.
Cheikh Qassem a souligné que le régime sioniste a eu recours à ces massacres « pour tenter de dissimuler ses revers militaires » face aux frappes de représailles du Hezbollah.
"Depuis quarante jours, l’ennemi accumule les revers. Ses colonies sont plongés dans la peur et la douleur, ses plans sont en plein désarroi, et ses responsables multiplient les menaces tonitruantes avec peu d'effet", a-t-il déclaré.
Le secrétaire général du Hezbollah a souligné que le sang versé des Libanais renforcera la détermination de la nation libanaise à libérer son territoire et à accélérer la victoire contre « l’ennemi israélo américain».
Il a ajouté que les combattants « courageux » de la résistance, sur les lignes de front, ont « pulvérisé les ambitions de l’ennemi ». Selon lui, le régime avait initialement l’intention d’atteindre le fleuve Litani, avant de tenter par la suite de réaliser des avancées plus limitées.
« L'ennemi a changé ses objectifs à maintes reprises : tantôt cherchant à atteindre le Litani, tantôt tentant des percées limitées, ou s'appuyant uniquement sur la puissance de feu et la destruction pour prendre le contrôle de la situation », a-t-il précisé, notant que les combattants de la Résistance libaniase ont tendu des embuscades aux forces sionistes qui ont abandonné leurs véhicules militaires détruits aux carrefours des villes et villages.
Selon ses dires, au cours de plus de quarante jours d’agression, le régime sioniste n’est pas parvenu à intercepter les missiles et les drones, ni à contrer les obus qui ont visé les colonies israéliennes, qu'elles soient proches ou lointaines, s'étendant jusqu'à Haïfa et au-delà.
« Soulignant que le régime a été pris au dépourvu par les tactiques de la résistance — la résilience de ses combattants, leurs capacités défensives et leur courage légendaire — il a affirmé que l'ennemi a réalisé que même le déploiement de cent mille soldats ne lui permettra pas d'occuper le sud du Liban.
« Les soldats israéliens déployés sur le champ de bataille vivent dans la terreur ; en raison de leur incapacité à réaliser la moindre avancée au Sud-Liban, ils sont incertains du moment où ils seront tués, capturés ou forcés de se retirer. », a-t-il indiqué.
Cheikh Qassem a promis que « la Résistance continuera jusqu'au dernier souffle » et que les sacrifices consentis ne feront que « renforcer notre détermination à libérer notre terre et à préserver notre dignité ». Il a exhorté le gouvernement libanais à ne concéder aucune contrepartie gratuite lors d'éventuels pourparlers, martelant : « Nous n'accepterons pas un retour au statu quo antérieur. »
Il a affirmé que c'est à travers l'union sacrée entre l'État, l'armée, le peuple et la résistance libanaise que le pays sera protégé, sa souveraineté restaurée et l'occupant expulsé.
Depuis le 28 février, date marquant le déclenchement de l'agression massive et non-provoquée de l'entité sioniste et des États-Unis contre l'Iran, le régime d'occupation a intensifié ses crimes contre le Liban. À travers des offensives terrestres et aériennes barbares, l'ennemi cherche désespérément à étendre son emprise sur le territoire libanais.
Les agressions israéliennes de mercredi contre le Liban sont survenues quelques heures seulement après l'annonce d'un cessez-le-feu de 15 jours, basé sur la proposition en 10 points de l'Iran. Bien que le médiateur pakistanais ait confirmé que cet poposition incluait la cessation des hostilités sur le front libanais, le criminel de guerre Benjamin Netanyahu a prétendu que la trêve excluait le Liban, jurant de poursuivre ses massacres.
Toutefois, sous la pression de Téhéran, il a dû faire marche arrière. Une source sécuritaire de haut rang a révélé à Press TV que la menace ferme de l'Iran de se retirer des négociations d'Islamabad a contraint l'entité sioniste à cesser ses attaques contre Beyrouth. L'Iran a ainsi imposé une nouvelle équation de dissuasion, forçant l'ennemi à stopper ses raids sur la capitale libanaise.
Il est à noter qu'avant cette guerre, le régime sioniste avait multiplié les violations de l'accord de 2024 signé avec le Hezbollah, prouvant une fois de plus qu'il ne respecte aucun engagement international».