125 630 unités civiles ont été touchée à travers l'Iran, dont 100 000 logements résidentiels lors des attaques américano-sionistes.
Pir-Hossein Koulivand, président du Croissant-Rouge iranien, s'est exprimé ce vendredi 10avril lors d'un entretien télévisé sur l'ampleur des dégâts causés par les attaques menées par les États-Unis et Israël contre des zones civiles.
Conformément aux statistiques documentées, un total de 125 630 unités civiles à travers le pays ont été touchées par les frappes de l’ennemi, dont 100 000 logements résidentiels, a expliqué le responsable iranien. A plusieurs endroits, la destruction a été totale alors que d’autres lieux ont été grâvement touchés.
« Toutes les preuves ont jusqu’ici été collectées ; une partie a été remise aux instances internationales et le reste est en cours de finalisation avant d’être présentée. Ceci, afin que l'ampleur de ces crimes soit précisément enregistrée et poursuivie », a affirmé M. Koulivand.
Le président du Croissant-Rouge iranien a par la suite indiqué précisé que parmi les lieux touchés, 23 500 étaient des centres commerciaux et des lieux de travail.
Concernant les dommages causés aux infrastructures de santé du pays il a souligné : « Lors de ces attaques, 339 centres de soins, y compris des hôpitaux, des pharmacies, des laboratoires, des centres de santé et des services d'urgence, ont été frappés. Certains ont été temporairement mis hors service, tandis que d'autres ont repris leurs activités. »
Saluant la reprise des activités du personnel soignant, il a cité le cas de l'hôpital Khatam al-Anbia, où les services ont été prodigués aux patients moins de 24 heures après l'attaque. M. Koulivand a précisé que l'intensité des explosions dans certaines parties de cet hôpital était telle que les plafonds se sont effondrés sur les patients.
Suivi juridique des crimes devant les instances internationales
Concernant les mesures juridiques et internationales entreprises, le président du Croissant-Rouge s'est exprimé en ces termes : « Des démarches approfondies ont été engagées auprès du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Et d’ajouter : « Suite à des concertations continues, le CICR a publié un communiqué condamnant ces attaques et a confirmé que les documents présentés par l'Iran ont été officiellement acceptés par cette institution. »
En conclusion M. Koulivand a précisé : « En tant que président du Comité national du droit international humanitaire et président du Croissant-Rouge iranien, l'intégralité des dossiers et preuves relatifs aux violations du droithumanitaire a été transmise aux instances internationales compétentes ».