Le général de brigade Mohammad Akrami-Nia, porte-parole de l'armée iranienne a déclaré ce jeudi 9 avril que l'ennemi, n’ayant atteint aucun de ses objectifs déclarés ou non déclarés dans cette guerre, avait accepté la proposition en dix points de la République islamique d'Iran pour un cessez-le-feu de deux semaines.
Le général Akrami-Nia a en même temps passé en revue les aspects opérationnels et stratégiques de la guerre d'agression lancée fin février par les États-Unis et le régime israélien contre l'Iran.
Mercredi, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN) a annoncé cet accord négocié par le Pakistan, après que les États-Unis ont accepté la proposition iranienne en dix points. Ce cessez-le-feu pourrait potentiellement déboucher sur des négociations à Islamabad entre les deux parties visant à mettre un terme effectif à la guerre.
Plus loin dans ses propos le haut responsable a affirmé : « Dans un acte d’agression l’ennemi est entré en guerre et poursuivi ses objectifs déclarés ou non. Leur objectif majeur était le renversement de l’ordre de la République islamique pour ensuite instaurer un changement de régime et de préparer le terrain à la désintégration du pays ». En parallèle, ils poursuivaient de « multiples objectifs opérationnels et tactiques », a-t-il précisé.
Une analyse de la guerre, tant sur le plan stratégique que sur le terrain, montre que l'ennemi n'a atteint aucun de ces objectifs, a indiqué le porte-parole iranien avant de marteler que l’ennemi a essuyé une défaite à plusieurs niveaux.
Le général iranien a ensuite noté que la faiblesse de l'ennemi mis au grand jour, et l'expérience opérationnelle acquise par les forces armées iraniennes faisaient parties des succès majeurs de l'Iran dans la guerre israélo-américaine.
« L’un des objectifs initiaux de l’ennemi était d’imposer une guerre terrestre et d’étendre ainsi le conflit à des combats rapprochés, mais en vain. Et ceci, grâce à la dissuasion efficace et à la disponibilité opérationnelle des forces armées iraniennes », a expliqué le général Akrami-Nia.
En ce qui concerne le domaine aérien et surtout la défense aérienne, les forces armées iraniennes sont parvenues à localiser et à abattre plusieurs des avions de chasse les plus sophistiqués de l’ennemi grâce au réseau de défense aérienne intégré, a-t-il expliqué.
La destruction de plus de 170 drones ennemis de pointe prouve l’efficacité des systèmes défensifs et offensifs iraniens pour détecter, localiser et engager l’ennemi à différents niveaux tactiques et opérationnels, a-t-il réaffirmé.
La destruction par l’Iran d’avions de chasse ennemis – dont certains figurent parmi les appareils militaires les plus sophistiqués au monde – a créé un effet dissuasif et a permis aux forces armées d’acquérir une expérience précieuse pour contrer les menaces de pointe, a-t-il poursuivi.
Évoquant l’évolution de la situation régionale, le porte-parole de l’armée a déclaré que le renforcement de la coordination et le développement de la puissance du front de la Résistance comptaient parmi les autres succès importants de cette guerre.
« Bien que les forces de la Résistance soient présentes dans la région depuis des années, c'est la première fois que nous assistons à la mise en œuvre d'opérations coordonnées et conjointes à une telle échelle », a-t-il souligné, insistant sur le fait que le renforcement de la synergie au sein du front de la Résistance pourra à l'avenir, sans l'ombre d'un doute, améliorer l'efficacité des opérations et la dissuasion au niveau régional.
Concernant les conséquences stratégiques de la guerre contre l'Iran pour Washington, il a déclaré : « L'un des principaux acquis de cette guerre a été la perte de confiance des pays de la région envers les États-Unis. »
Selon le porte-parole de l'armée, au cours des dernières décennies, et notamment après le retrait progressif du Royaume-Uni dans les années 1970, les États-Unis ont étendu leur présence dans la région et se sont présentés comme un garant de la sécurité après avoir établi de nombreuses bases le long de la rive Sud du golfe Persique et vendu d'importantes quantités d'armes aux États de la région.
« Cependant, cette guerre a démontré que les États-Unis sont incapables de défendre efficacement leurs alliés. Les forces armées iraniennes sont parvenues à cibler toutes les bases américaines de la région, les rendant de fait inopérantes », a déclaré M. Akrami-Nia.
Il a ajouté que le personnel américain stationné sur les bases de la région est désormais réfugié dans des bunkers et ne peut plus utiliser ces installations. « Cet incident porte un coup dur à la crédibilité des États-Unis en matière de sécurité régionale », a-t-il souligné.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une agression illégal contre l’Iran, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l’ Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, et ont frappé des sites nucléaires, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures civiles.
En représailles, l'Iran a lancé l'opération décisive Vraie Promesse IV. Des centaines de missiles balistiques et hypersoniques, ainsi que des drones, ont pilonné les bases militaires américaines en Asie de l’Ouest et les positions israéliennes dans les territoires occupés.
Après 41 jours de combats, l’Iran continue et continuera à défendre ses intérêts tout comme cela a été le cas depuis le début de la guerre.