Le transit d’énergie et de marchandises à travers le détroit d’Hormuz, voie maritime stratégique du golfe Persique qui assure à lui seul un cinquième de la demande mondiale de pétrole, a chuté d’environ 94 % depuis le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, fin février 2026, selon de récentes données.
Cette situation alimente les inquiétudes quant aux conséquences potentiellement irréparables que ce blocage pourrait avoir sur l'économie mondiale.
De nouvelles données publiées par de grandes entreprises internationales, dont Lloyd’s List, montrent que le passage par Hormuz est passé de 138 navires par jour, fin février, à moins de 10 au cours des derniers jours, selon un rapport de l’agence de presse iranienne Tasnim.
Le rapport indique que cette forte baisse du trafic a entraîné une paralysie totale de la navigation dans cette voie maritime. Il cite également des informations d’un nouveau rapport de la chaîne d'information qatarie Al Jazeera estimant qu’environ 2 000 à 3 000 navires sont bloqués dans le détroit d'Hormuz, en attente d’autorisation pour traverser la voie maritime.
Par ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a indiqué qu’environ 3 200 navires restent bloqués dans le golfe Persique, laissant près de 20 000 marins inactifs à bord.
Le rapport de Tasnim précise que 181 navires ou pétroliers ont franchi le détroit d'Hormuz depuis début mars, dont 125 appartiennent à l’Iran ou à ses alliés.
Il ajoute que l’Iran a exempté l’Irak voisin, un allié proche, des restrictions de passage dans le détroit d'Hormuz, tandis que des pays comme la Chine, l’Inde, le Pakistan et la Turquie ont pu faire transiter leurs navires par le détroit après des négociations directes avec les autorités iraniennes.
Selon le rapport, une vingtaine de navires commerciaux ont été attaqués dans le détroit d’Hormuz ou à proximité depuis le 1er mars, faisant 8 morts et 10 blessés.
L’Iran a imposé des restrictions au passage par le détroit d'Hormuz quelques jours après le
début de l’agression américano-israélienne le 28 février, interdisant l'accès à cette voie maritime aux navires liés aux agresseurs.
Ces restrictions, combinées aux attaques contre les installations de production et de stockage d’énergie dans le golfe Persique, ont entraîné une hausse record des prix internationaux de l’énergie et des matières premières.