Le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya des forces armées de la République islamique d’Iran a annoncé que c’est Téhéran, et non la partie israélo-américaine, qui est en mesure de décider de la fin de la guerre d’agression en cours contre le pays.
Dans une déclaration faite lundi, le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaqari a rejeté les menaces proférées par le président américain Donald Trump. Il a affirmé que les forces armées iraniennes ont annoncé à plusieurs reprises qu’elles ne commenceraient pas la guerre.
Cependant, les forces armées iraniennes soulignent haut et fort qu’elles décideraient de la fin de ce conflit armé.
« Les atrocités, le bellicisme et les politiques erronées du président américain n’ont engendré que massacres et insécurité dans la région et dans le monde, et ont provoqué des manifestations de plusieurs millions de personnes aux États-Unis et dans d’autres pays », a déclaré Zolfaqari.
Le porte-parole du quartier général Khatam al-Anbiya a souligné que l’égoïsme, l’unilatéralisme et les erreurs de jugement de Trump découlent de ses illusions, de son ego et de son caractère instable. Cela a donc concerné non seulement les Américains, mais aussi les autres nations.
Le lieutenant-colonel Zolfaqari a fait remarquer que les manifestations rassemblant des millions de personnes aux États-Unis annoncent un avenir sombre, celui d’une guerre qui a contraint un Donald Trump impliqué dans l’affaire Epstein à se plier aux exigences d’Israël dans le vain espoir d’éviter sa chute.
Zolfaqari a ajouté que les Américains, contrairement à Trump et aux hauts gradés militaires, ont peut-être pris conscience des conséquences de cette guerre et que leur appréhension d’un avenir incertain et périlleux est plus réaliste que celle du président Trump, ce qui explique d’ailleurs les manifestations massives qui ont eu lieu contre la guerre à travers les États-Unis.
Il a déclaré : « Même si Trump, par égoïsme et à tort, a déclenché une agression militaire contre l’Iran aux côtés du régime infanticide d’Israël, il sait pertinemment qu’il devra un jour affronter la nation héroïque de l’Iran et ses forces armées. C’est pourquoi il s’est tourné vers d’autres dirigeants mondiaux pour pouvoir mettre fin à la guerre. »
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive non provoquée de grande envergure contre l’Iran, en tuant en martyr le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et plusieurs hauts commandants militaires malgré des négociations indirectes entre Téhéran et Washington sur le programme nucléaire civil de la République islamique d’Iran.
En réaction à ces agressions, les forces armées iraniennes ont mené des vagues de frappes de missiles et de drones contre les intérêts américains en Asie de l’Ouest et les positions israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.