Le ministre iranien des Affaires étrangères affirme que le massacre d’écoliers perpétré par les États-Unis et Israël à Minab (dans le sud de l’Iran) n’est que la « partie émergée de l’iceberg » des crimes de guerre commis par la coalition américano-israélienne.
Abbas Araghchi a fait cette déclaration vendredi à l’occasion d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU consacrée à l’attaque terroriste américano-israélienne contre l’école primaire Shajare Tayyebe, dans la ville de Minab (sud de l’Iran), qui a coûté la vie à 175 élèves et enseignants, le 28 février.
« L’Iran est aujourd’hui en proie à une guerre illégale imposée par deux régimes intimidateurs dotés de l’arme nucléaire, les États-Unis et Israël », a déclaré M. Araghchi, ajoutant que cette agression « clairement injustifiée et brutale » a débuté alors que Téhéran et Washington étaient engagés dans un processus de dialogue diplomatique.
« Ils ont trahi la diplomatie pour la deuxième fois en neuf mois, en faisant sauter la table des négociations », a-t-il déclaré, faisant référence aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran en juin 2025.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré : « Parmi les manifestations les plus effroyables de cette agression, figure l’attaque préméditée contre l’école primaire Shajare Tayyebe ».
Selon des témoignages vérifiés par des analyses satellitaires, l’école a été touchée par trois frappes distinctes.
« Cette attaque cruelle n’est que la partie émergée d’un iceberg qui dissimule les catastrophes bien plus graves, à savoir la normalisation des violations les plus odieuses des droits de l’homme et du droit humanitaire international, ainsi que des atrocités commises en toute impunité », a déclaré Araghchi.
Évoquant les prétentions de la coalition d’invasion concernant la possession d’armes de haute précision, il a souligné que « personne ne peut croire que l’attaque contre l’école ne soit pas délibérée et intentionnelle ».
L’attaque contre l’école primaire de Minab est un « crime de guerre et un crime contre l’humanité », a souligné Araghchi, appelant à une « condamnation sans équivoque des criminels afin que les coupables rendent des comptes sans ambiguïté ».
Il a fait remarquer que l’armée américaine ne peut se soustraire à sa responsabilité dans cette attaque en essayant de suggérer que ce crime doit être considéré comme « incident » ou « erreur de calcul ».
Ces déclarations interviennent alors que les enquêtes menées par les États-Unis prouvent la responsabilité des forces américaines dans cette attaque meurtrière.
Araghchi a ajouté que l’agression militaire contre l’Iran était la « conséquence directe » du silence de la communauté internationale face aux atrocités commises en Palestine occupée, au Liban et ailleurs.
« L’indifférence et le silence face à l’injustice n’apporteront ni sécurité ni paix, et ils engendreront davantage d’insécurité et de violations des droits de l’homme », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie iranienne a ajouté : « L’ONU et les valeurs fondamentales qu’elle incarne, ainsi que le cadre général des droits de l’homme, sont gravement menacées. »
« L’Iran n’a jamais souhaité déclencher la guerre », a souligné Araghchi. Ajoutant qu'il a toutefois « fait preuve d’une résolution et d’une détermination absolues à se défendre face aux agresseurs qui ne connaissent aucune limite dans leurs actes criminels. Et cette défense persistera aussi longtemps que nécessaire. »