Les navires non liés aux agresseurs peuvent bénéficier d'un passage sûr dans le détroit stratégique d'Ormuz à condition de ne pas participer à l'agression anti-iranienne menée par les Etats-Unis et Israël, ni de la soutenir.
Les navires qui empruntent cette voie maritime du golfe Persique se doivent de respecter la réglementation établie par les instances compétentes de la République islamique, a affirmé le représentant permanent de l'Iran auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI), Ali Moussavi, lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’organisation, Arsenio Dominguez, à Londres, mercredi 25 mars.
« Les navires, équipements et biens appartenant aux parties agresseuses ou liées à celles-ci, ou participant à l'agression [israélienne-américaine], ne peuvent bénéficier d'un passage non offensif ou non hostile », a affirmé le responsable iranien.
L’Iran, en tant que pays respectueux de la Charte des Nations Unies et des réglementations internationales, a toujours été pour la liberté de navigation et de la sécurité maritime, a réaffirmé le représentant iranien de l’OMI.
L'insécurité persistante dans le golfe Persique, le détroit d'Ormuz et la mer d'Oman est la conséquence directe de la campagne militaire des États-Unis et du régime israélien ainsi que leurs tentatives de déstabilisation, a-t-il poursuivi.
Conformément à son droit inhérent à la légitime défense, l'Iran a adopté les stratégies nécessaires et appropriées pour empêcher que les agresseurs et leurs alliés n'abusent du détroit d'Ormuz dans le cadre de leurs actes hostiles, a souligné le diplomate.
Il a également ajouté que l'Iran a mis en œuvre des mesures de précaution afin de réduire les menaces qui pèsent sur les navires et les marins tout en garantissant la sécurité maritime.
M. Moussavi a précisé que le détroit d'Ormuz n'est pas fermé et que la navigation n'est pas interrompue, « mais la poursuite de la navigation est conditionnée par le respect des réglementations et des stratégies de sécurité définies par les instances compétentes de la République islamique d'Iran, compte tenu du contexte d'hostilités actuel ».
Toute initiative ou stratégie relative à la sécurité maritime dans la région doit pleinement prendre en compte les droits et intérêts de l'Iran, a-t-il conclu.
De son côté, Arsenio Dominguez, directeur général de l’OMI a salué les efforts iraniens concernant la facilitation des affaires maritimes qui contribuent à leur tour, à sécuriser les navires, tout en insistant sur la nécessité de réduire les tensions, cause profonde de l'insécurité et de l'instabilité maritimes.
Depuis le début du lancement de l’agression israélo-américaine le 28 février, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz aux pétroliers et méthaniers affiliés aux régimes agresseurs et à des pays coopérant avec eux, une mesure stratégique qui, avec la perturbation du trafic maritime, a entraîné une forte hausse des prix de l'énergie.
En retour, le président américain Donald Trump a annoncé, dans une tentative désespérée de contrôler le marché, que la marine américaine escorterait les pétroliers traversant le détroit d'Ormuz. Il a même proposé une assurance contre les risques politiques pour les pétroliers y transitant.
Tout en cherchant à former une coalition pour sécuriser le détroit, Trump a demandé aux pays de l'OTAN de fournir des moyens navals et aériens, ce que la plupart des alliés de Washington ont refusé.