« Le fait que nous affirmons ne pas chercher de cessez-le-feu, n’est pas parce que nous souhaitions faire perdurer la guerre. En effet, cette guerre doit prendre fin de façon à ce que nos ennemis ne pensent même plus à répéter ces attaques et ces agressions. »
C’est en ces terme que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est exprimé lundi 16 mars devant les journalistes à Téhéran.
Araghchi a fait allusions à la mort en au martyr de civils, de responsables politiques et de hauts commandants militaires et surtout, de l’ancien Leader de la Révolution et Imam martyr, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, au cours de l’agression américano-israélienne, « un honneur immense qui s’ajoute à son glorieux bilan de combats et de dévouements ».
« En début de l’année, nous avons eu une guerre que nos ennemis ont commencée avec une demande de capitulation inconditionnelle, et au bout de douze jours, ils ont remis une demande de trêve inconditionnelle. C’est le même scénario qu’ils ont cette fois-ci mis en œuvre avec plus d’intensité et en mobilisant toutes leurs forces, en se faisant l’illusion que l’Iran accepte de se capituler inconditionnellement. »
Araghchi a affirmé que les ennemis, malgré leurs vastes attaques du début de la guerre il y a une quinzaine de jours, appellent au secours d’autres pays pour passer par le détroit d’Hormouz. « De notre point de vue, le détroit d’Hormouz est ouvert, mais il reste fermé à nos ennemis et à ceux qui ont mené lâchement cette agression contre notre pays, ainsi qu’à leurs alliés », a indiqué le chef de la diplomatie iranienne.
« Ce que nous faisons aujourd’hui est une “résistance” en toute fierté et nous continuerons cette résistance sans hésitation », a affirmé Araghchi, avant de préciser comme suit.
« Hier soir je l’ai répété lors d’entretien avec la chaîne américaine CBS ; nous n’avons transmis aucun message ni aucune demande de cessez-le-feu, mais cette guerre doit prendre fin de façon à ce qu’elle ne se répète plus. »
« Le fait que nous affirmons ne pas chercher de cessez-le-feu, n’est pas parce que nous souhaitions faire perdurer la guerre. En effet, cette guerre doit prendre fin de façon à ce que nos ennemis ne pensent même plus à répéter ces attaques et ces agressions. Je crois qu’à ce jour même, ils en ont bel et bien tiré la leçon, et qu’ils ont réalisé avoir affaire à une nation qui ne se permet aucune indécision lorsqu’il s’agit de se défendre et qui est préparée à continuer de combattre tant qu’il sera nécessaire. »
Pour finir, Araghchi a souligné qu’en plus de « la diplomatie et du terrain », il y a dans cette guerre une autre dimension qu’est certainement l’espace médiatique.
« Et vous, les journalistes et professionnels des médias, vous êtes effectivement les soldats de cette guerre des narratifs, avec pour responsabilité de contrer le narratif faux et biaisé que l’ennemi cherche à imposer à l’opinion publique iranienne et internationale. C’est vous qui devrez transmettre la version juste et authentique des évolutions en cours », a conclu le ministre des Affaires étrangères.
M. Araghchi s’est également félicité de la bonne interaction entre les médias et le ministère des Affaires étrangères au cours de ces deux dernières semaines pour exprimer constamment les positions justes et légales de la RII, se déclarant rassuré que de futures rencontres avec les médias seront l’occasion de célébrer la victoire.