La haute représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, a averti que la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait déclencher une augmentation « très dangereuse » des prix du pétrole, affectant gravement l’économie mondiale.
« La fermeture du détroit d’Ormuz pour l’approvisionnement en pétrole et en énergie est une évolution très dangereuse », a déclaré Kallas lors d’une conférence de presse.
Elle a ajouté que l’UE était « extrêmement préoccupée » par la perspective d’une forte hausse des cours du brut, « résultant de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et, par conséquent, de la fermeture du détroit d’Ormuz ».
Face à cette menace, l’UE s’engage à explorer des solutions. « Nous avons discuté de la fermeture du détroit d’Ormuz avec le Secrétaire général des Nations Unies », a précisé Kallas. « L’Union examinera comment maintenir le détroit d’Ormuz ouvert », a-t-elle ajouté, soulignant l’importance stratégique de cette voie maritime vitale pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Par ailleurs, Kallas a vivement critiqué une proposition américaine visant à alléger les sanctions pétrolières contre la Russie dans le but de stabiliser les prix du pétrole. « La levée des sanctions pétrolières contre la Russie par les États-Unis est une approche dangereuse », a-t-elle affirmé, suggérant que cette mesure pourrait avoir des conséquences imprévues et déstabilisatrices sur les marchés mondiaux.
Le président américain, Donald Trump, déconcerté par la fermeture du détroit d’Ormuz suite à l’agression militaire des États-Unis et d’Israël sur le territoire iranien et la hausse subséquente des prix du pétrole et de l’essence, a suggéré que les nations dépendant du pétrole transitant par cette voie devraient contribuer à sa sécurité. Il a notamment mentionné le Royaume-Uni, la Chine, la Corée du Sud, la France et le Japon comme partenaires potentiels dans une telle initiative.
Cependant, la proposition américaine semble rencontrer des résistances. La France et le Royaume-Uni auraient déjà refusé de participer à cette mission. De plus, les alliés américains en Asie de l’Est auraient exprimé des doutes quant à la pertinence d’une telle action, appelant à un examen indépendant avant toute décision.