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Guerre du Ramadan : Trump a sous-estimé la riposte de l'Iran (New York Times)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président américain Donald Trump. ©Bloomberg

Le président américain Donald Trump a mal évalué la réaction de l'Iran face à l'agression menée par la coalition américano-israélienne, tandis que le détroit d'Hormuz demeure quasiment impraticable et que les prix du pétrole flambent, rapporte le New York Times.

Le principal quotidien américain a indiqué mercredi que Trump avait gravement sous-estimé la réaction de l'Iran à la guerre d'agression non provoquée lancée le 28 février par la coalition militaire américano-israélienne et ses répercussions sur les marchés.

Selon l'article, qui cite plusieurs sources anonymes, l'administration Trump a cru à tort que les prix du pétrole connaîtraient une légère hausse temporaire avant de retomber, comme c’était le cas lors de la guerre des douze jours en juin 2025.

Or, la Maison-Blanche s'est trompée cette fois-ci, n'ayant pas pris au sérieux l’annonce de Téhéran de fermer le détroit stratégique d'Hormuz dans le golfe Persique.

Selon le New York Times, le trafic maritime commercial est paralysé dans le golfe Persique, les prix du pétrole ont flambé et l'administration Trump tentent de trouver des solutions pour endiguer une crise économique qui a entraîné une hausse des prix de l'essence pour les Américains.

« Cet épisode illustre à quel point M. Trump et ses conseillers ont mal évalué la réaction de l'Iran face à un conflit que le gouvernement de Téhéran considère comme une menace existentielle », indique le journal.

Selon le New York Times, l’Iran a réagi avec une bien plus grande fermeté qu'en juin dernier lors des douze jours de guerre, en tirant des salves de missiles et de drones sur les bases militaires américaines dans la région, ainsi que les positions israéliennes dans territoires occupés par le régime sioniste.

Mardi, à la suite d’une réunion à huis clos avec des parlementaires organisée par des représentants de l'administration Trump, le sénateur Christopher Murphy a déclaré sur les réseaux sociaux que l'administration n'avait aucun plan concernant le détroit d'Hormuz et « ne savait pas comment le rouvrir ».

Selon le New York Times, des responsables au sein de l'administration sont de plus en plus pessimistes quant à l'absence de stratégie claire de Trump pour mettre fin à la guerre, Pourtant ils ont pris soin de ne pas le dire directement au président, qui a prétendu à plusieurs reprises que la guerre était un « succès total ».

Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a reconnu mardi que la riposte d’envergure de l'Iran à l'agression, par des frappes sur des bases américaines à l'intérieur des pays arabes du golfe Persique, avait pris le Pentagone quelque peu au dépourvu.

« Je ne peux pas dire que nous avions anticipé précisément cette réaction, mais nous savions que c'était une possibilité », a déclaré M. Hegseth lors d'une conférence de presse au Pentagone.

Dans une interview accordée à Fox News, Donald Trump a exprimé sa frustration croissante face aux perturbations de l'approvisionnement mondial en pétrole causées par sa guerre, exhortant les équipages des pétroliers à « faire preuve de courage » et à traverser le détroit d'Hormuz.

Selon le rapport, plusieurs conseillers militaires avaient averti, avant le déclenchement du conflit, que la République islamique pourrait lancer une contre-offensive d'envergure et qu'elle considérerait la guerre américano-israélienne comme une menace existentielle.

Par ailleurs, le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a provoqué une onde de choc sur les marchés mardi en prétendant sur les réseaux sociaux que la Marine avait escorté avec succès un pétrolier à travers le détroit d'Hormuz.

Sa publication a fait grimper les cours boursiers et rassuré les marchés pétroliers. Puis, lorsqu'il l'a retirée après que des responsables de l'administration ont reconnu qu'aucune escorte n'avait eu lieu, les marchés ont de nouveau été plongés dans la tourmente.

La recherche d'une issue à la guerre est devenue plus urgente depuis le week-end, alors que les prix mondiaux du pétrole flambent et que les États-Unis consomment d'importantes quantités de munitions coûteuses.

Selon des membres du Congrès cités par le journal, des responsables du Pentagone ont déclaré lors de récentes réunions à huis clos au Capitole que l'armée avait utilisé pour 5,6 milliards de dollars de munitions au cours des deux premiers jours de la guerre.

« Il s'agit d'une quantité et d'un rythme de consommation de munitions bien supérieurs à ce qui avait été divulgué publiquement », ajoute le rapport.

Les attaques de représailles iraniennes ont commencé le 28 février, quelques heures seulement après que les États-Unis et Israël ont lancé une agression aérienne contre l'Iran, au cours de laquelle le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et plusieurs hauts gradés militaires ont été tués en martyr.

Les représailles iraniennes ont ciblé avec succès de nombreux sites dans les territoires occupés par Israël ainsi que des bases militaires américaines à l'intérieur des pays arabes dans la région.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV