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Nucléaire : Notre position repose sur des convictions religieuses, non sur des calculs politiques (Pezeshkian)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezeshkian. ©president.ir/Archives

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réaffirmé l’opposition ferme de l’Iran à l’acquisition des armes nucléaires sous toutes ses formes, en soulignant que cette position repose sur des convictions religieuses. Il a rappelé qu’un décret religieux promulgué par le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, interdit explicitement la production et la possession d’armes nucléaires.

« Lorsque la plus haute autorité religieuse du pays déclare explicitement que nous ne poursuivrons pas la fabrication d’armes nucléaires, il s’agit d’une position ancrée dans des convictions religieuses et jurisprudentielles, et non d’une tactique politique susceptible d’être modifiée », a déclaré Pezeshkian lors d’une visite dans la province septentrionale de Mazandaran, jeudi 26 février.

Il a précisé qu’un dirigeant politique peut, par opportunisme, ajuster son discours, tandis qu’une autorité religieuse ne peut se prononcer en contradiction avec des principes d’ordre religieux.

Ces remarques interviennent le jour même où l’Iran et les États-Unis tiennent le troisième tour des négociations nucléaires sous l’égide d’Oman, à Genève, en Suisse.

Les deux parties ont tenu deux séries de pourparlers indirects les 6 et 17 février, dans un contexte de tensions croissantes provoquées par les menaces militaires américaines contre l’Iran et le renforcement des forces américaines dans la région.

Dans son discours sur l’état de l’Union prononcé mardi devant le Congrès, le président américain, Donald Trump, a déclaré que l’agression israélo-américaine illégale de l’année dernière avait « complètement et totalement anéanti » les installations nucléaires iraniennes, mais a allégué que Téhéran relançait ses ambitions nucléaires.

Dans son discours, Trump a déclaré que l’attaque menée l’an dernier par Israël et les États-Unis contre l’Iran avait « totalement anéanti » les installations nucléaires iraniennes. Il a également accusé Téhéran de poursuivre des ambitions nucléaires qu’il a qualifiées de « sinistres ».

Ces accusations sans fondement interviennent alors que l’Iran a, à plusieurs reprises, réaffirmé le caractère pacifique de son programme nucléaire et dénoncé les frappes menées contre son territoire comme contraires au droit international.

Trump a évoqué les récentes émeutes en Iran — qu’il avait ouvertement soutenues — en prétendant qu’au moins 32 000 personnes avaient été tuées.

En réaction, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a contesté ces chiffres, affirmant que les autorités avaient publié un bilan officiel détaillé, comprenant les numéros d’identification nationale des victimes.

« Nous avons annoncé le nombre des morts et avons même fourni les numéros d’identification nationale des personnes tuées ; quiconque prétend qu’il y en a davantage doit étayer son affirmation par des preuves » a-t-il déclaré.

Selon la Fondation iranienne des martyrs et des anciens combattants, un total de 3 117 personnes ont perdu la vie lors des émeutes, dont 2 427 civils innocents et membres des forces de sécurité. Le président iranien a déclaré que 300 à 400 des martyrs étaient des militaires qui défendaient la sécurité du pays.

Il a, en outre, affirmé que les ennemis cherchaient, à travers ces événements, à provoquer un soi-disant « changement de régime ». Il a estimé que les personnes impliquées dans des actes violents, notamment l’incendie de mosquées ou des attaques contre les forces de sécurité, ne pouvaient être considérées comme de simples manifestants.

Par ailleurs, il a souligné que l’Iran était confronté au terrorisme depuis plusieurs décennies et que ses adversaires avaient toujours tenté de priver le pays de ses ressources humaines en éliminant les personnes compétentes, et ce, dans le but d’insinuer que les autorités seraient incapables de résoudre les problèmes.

« Nous reconnaissons les protestations et nous nous estimons tenus de servir notre peuple, malgré les lacunes et les carences, et nous sommes profondément attristés par ce qui est arrivé à notre peuple bien-aimé », a-t-il déclaré.

Le président Pezeshkian a déclaré que « nous sommes en deuil pour le peuple, mais qu’il faut faire la distinction entre une manifestation pacifique et une action violente ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV