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France : Jean-Noël Barrot suspend l'accès direct de l'ambassadeur américain aux membres du gouvernement

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Photo d'archives de l'ambassadeur américain en France, Charles Kushner, prise lors d'un événement à l'ambassade américaine à Paris, le 4 décembre 2025. ©AFP

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a demandé à ce que l'accès de l'ambassadeur américain Charles Kushner aux ministres soit suspendu après que celui-ci n'a pas répondu à une convocation liée à des commentaires concernant la mort du militant identitaire Quentin Deranque, a-t-on appris lundi de source diplomatique.

L’incident diplomatique s’est joué ce lundi soir au Quai d’Orsay. Convoqué par le ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur des États-Unis en France Charles Kushner « ne s’est pas présenté » au rendez-vous fixé à 19 heures, a fait savoir le ministère. Une absence qui faisait suite à des tensions provoquées par des prises de positions de l’administration Trump sur la mort de Quentin Deranque.

Dans un communiqué, le Quai d’Orsay a dénoncé une « apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur ayant l’honneur de représenter son pays ». Par conséquent, Jean-Noël Barrot a décidé que Charles Kushner ne pourrait désormais « plus accéder directement aux membres du gouvernement français », ajoutant qu'il était toujours possible que Charles Kushner « exerce sa mission et se présente » au Quai en vue d'échanges « permettant d'aplanir les irritants ».

À l’origine de la convocation, des commentaires de l’administration américaine relayés sur le compte X de l’ambassade à Paris, après la mort de Quentin Deranque, âgé de 23 ans, des suites de blessures à la tête après des affrontements entre militants d'extrême gauche et d'extrême droite, en marge d'une manifestation organisée le 12 février à Lyon contre la venue à Sciences-Po Lyon de la députée de La France Insoumise (LFI) Rima Hassan.

Washington avait dénoncé la violence politique d’extrême gauche et appelé à traduire les responsables en justice.

Une lecture vivement contestée par Paris. « Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame (…) à des fins politiques », a martelé Jean-Noël Barrot, estimant que la France n’avait « aucune leçon s’agissant de la violence, en particulier à recevoir de l’internationale réactionnaire ».

Le dossier a pris une autre dimension après les commentaires de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, auxquels Emmanuel Macron a répondu en l’invitant à cesser de « commenter ce qui se passe chez les autres ».

C'est la deuxième fois que Charles Kushner ne se présente pas à une convocation du ministère français des Affaires étrangères. En août 2025, il avait été convoqué après avoir exprimé son inquiétude face à la recrudescence des actes « antisémites » en France et critiqué les autorités pour leur inaction.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV