« Ce sera non, merci, de notre part », a réagi ce dimanche 22 février le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen sur Facebook. Il a assuré que l’île ne nécessite « aucune assistance médicale étrangère », rappelant que le Groenland dispose d’un système de santé public garantissant la gratuité des soins pour ses citoyens.
La veille, Donald Trump avait annoncé sur sa plateforme Truth Social l’envoi imminent d’« un grand navire-hôpital » afin de soigner « les nombreuses personnes malades qui ne sont pas prises en charge sur place ». « Il est en route », avait-il écrit.
Tout en défendant le modèle social groenlandais, Jens-Frederik Nielsen a reconnu que l’accès aux soins pouvait être compliqué par l’immensité du territoire, les longues distances et le manque de personnel médical. Il a néanmoins insisté sur le caractère fondamental du système public local.
« Nous sommes toujours ouverts au dialogue et à la coopération. Avec les États-Unis aussi. Mais parlez avec nous, au lieu de simplement lancer des déclarations plus ou moins aléatoires sur les réseaux sociaux », a-t-il conclu.
À Copenhague, la réaction a été tout aussi nette. Le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a affirmé que son gouvernement n’avait reçu aucune information préalable concernant une telle initiative.
Il a ajouté qu’il n’existait « aucun besoin de mesures sanitaires particulières » au Groenland, tout en soulignant que les déclarations répétées de Donald Trump sur le territoire arctique illustrent « la nouvelle norme qui s’est installée dans la politique internationale ».
« Trump tweete constamment sur le Groenland. C’est sans aucun doute l’expression de la nouvelle norme qui s’est installée dans la politique internationale », a-t-il commenté.
Au Groenland, comme au Danemark, l’accès aux soins est gratuit. L’île compte cinq hôpitaux régionaux, dont le principal est situé à Nuuk, la capitale, qui accueille des patients venus de l’ensemble du territoire.