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Privation du jeûne et de l’iftar aux prisonniers à la prison d’Ofer, selon une ONG de droits de l'homme

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Cette image non datée prise en hiver 2023 et fournie par l’ONG Breaking the Silence montre des détenus palestiniens dans la base militaire de Sde Teiman. ©AP/Photo à titre d'illustration

Citant l’Autorité des affaires des prisonniers et des libérés, le Centre palestinien d’information a déclaré que l’administration de la prison israélienne d’Ofer prive les prisonniers palestiniens de jeûner et de rompre le jeûne aux horaires corrects avec l’arrivée du mois de Ramadan, dans le cadre d’une « politique punitive systématique ».

L’Autorité a ajouté, dans un communiqué samedi soir, que l’administration de la prison s’abstient d’informer les prisonniers des horaires des appels à la prière de l’aube et du coucher de soleil, les empêchant ainsi de pratiquer correctement le jeûne et aggravant leurs souffrances quotidiennes.

Dans le même contexte, l’avocat palestinien, Khaled Mahajneh, a affirmé dans un entretien avec la radio Voix de la Palestine que les prisonniers détenus dans la prison de Gilboa ont commencé le mois de Ramadan sans aucun préavis de l’administration pénitentiaire, certains n’apprenant le début du mois que lors de leur comparution devant les tribunaux israéliens.

Mahajneh a expliqué que les autorités israéliennes cherchent à effacer toute manifestation de joie religieuse chez les prisonniers, transformant les fêtes religieuses en un outil supplémentaire de torture psychologique, ce qui ajoute une souffrance supplémentaire à leurs familles à l’extérieur des prisons.

Il a ajouté que les prisonniers entrent dans le Ramadan sans repas de suhoor (repas avant l’aube), tandis que l’iftar (rupture du jeûne) devient une « longue épreuve », soulignant qu’ils sont obligés depuis plus de deux ans de rompre le jeûne avec des quantités très limitées de nourriture, insuffisantes pour couvrir leurs besoins minimums.

Des prisonniers libérés ont précédemment transmis un message des détenus de la prison d’Ofer, demandant aux imams des mosquées des villages voisins d’élever la voix lors de l’adhan afin qu’ils puissent connaître les horaires de prière, alors que l’administration les prive délibérément de cette information.

Plus de 9 300 prisonniers palestiniens, dont environ 350 enfants, se trouvent actuellement dans les prisons du régime d'occupation, dans des conditions qualifiées de sévères, incluant torture, privation de nourriture et négligence médicale, ce qui a entraîné la mort de dizaines de prisonniers, selon des organisations palestiniennes et israéliennes de défense des droits de l’homme.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV