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Des dattes des colonies israéliennes illégales écoulées en Europe sous des étiquettes palestiniennes pour contourner le boycott

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Des dattes des colonies israéliennes illégales écoulées en Europe sous des étiquettes palestiniennes pour contourner le boycott. (Illustration)

Une part importante des dattes vendues sur le marché européen serait introduite sous des étiquettes dissimulant leur véritable origine, selon certains médias et des associations de consommateurs.

La croissance rapide du commerce mondial des dattes et la complexité des chaînes d’approvisionnement suscitent des débats sur la traçabilité des produits et la transparence des étiquettes.

En cette période où Israël est particulièrement boycotté dans le monde musulman en raison de la guerre génocidaire à Gaza, il est avancé que des stratagèmes d’étiquetage seraient utilisés pour contourner le boycott de la population musulmane en Europe. Le marché mondial des dattes, dont la valeur devrait atteindre 32,7 milliards de dollars en 2025, devrait croître pour atteindre 34,5 milliards de dollars en 2026, avec un taux de croissance annuel moyen de 6,14 %. Ce marché pourrait atteindre 55,58 milliards de dollars d’ici 2034.

Des rapports sectoriels, des médias et des associations de consommateurs en Europe affirment que les dattes produites dans des colonies illégales en Cisjordanie sont commercialisées en dissimulant leur origine pour contourner les boycotts et les sanctions internationaux. Selon les estimations, les dattes produites dans les colonies illégales ne seraient pas exportées directement, mais passeraient par des pays tiers ou des routes logistiques indirectes vers l’Europe. Les critiques portent sur le fait qu’une partie de cette exportation proviendrait de plantations dans les colonies de Cisjordanie, sans indication claire de leur origine.

Israël exporterait environ 35 000 tonnes de dattes par an, près de 75 % des dattes exportées proviennent des colonies israéliennes, considérées illégales au regard du droit international et de toutes les résolutions de l’ONU.

Les entreprises israéliennes seraient accusées de masquer la véritable origine de ces dattes (territoires occupés) lors de leur exportation. Le secteur parle de « blanchiment de dattes », consistant à commercialiser ces produits avec des étiquettes d’origine différentes. Ces dattes seraient parfois présentées comme originaires des Pays-Bas, du Maroc, des Émirats arabes unis ou de la Palestine. 

Certains producteurs sur le terrain affirment que les dattes des colonies seraient mélangées via des intermédiaires dans la chaîne d’approvisionnement palestinienne. Il est également allégué que certains commerçants enregistreraient plus de produits que déclaré officiellement, comblant la différence avec des dattes issues des colonies, qui seraient ensuite exportées sous étiquette palestinienne, usurpant ainsi l’identité palestinienne pour écouler des produits des colonies israéliennes.

Les experts appellent les consommateurs européens à vérifier attentivement l’origine des dattes lors de leurs achats, en demandant plus de transparence sur les produits sans indication claire d’origine, ceux passant par des pays intermédiaires ou porteurs d’étiquettes régionales vagues. Par ailleurs, le secteur agricole israélien traverserait une de ses pires crises, impacté par les boycotts internationaux déclenchés par la guerre à Gaza et les difficultés logistiques, ce qui expliquerait le recours accru à ces pratiques frauduleuses pour maintenir leurs parts de marché en Europe.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV