Quatre-vingt-cinq États membres des Nations unies ont fermement condamné l'adoption par Israël de nouvelles mesures visant à « étendre (sa) présence illégale » en Cisjordanie occupée.
Mardi, 85 États membres de l'ONU et plusieurs organisations ont condamné dans une déclaration commune les décisions « unilatérales » israéliennes, craignant une annexion du territoire palestinien qui pourrait entraîner la modification de sa « composition démographique »
« Nous condamnons fermement les décisions et mesures unilatérales israéliennes visant à étendre la présence illégale d'Israël en Cisjordanie. Ces décisions sont contraires aux obligations d'Israël en vertu du droit international et doivent être immédiatement annulées », ont déclaré 85 États membres des Nations unis, dont l'Arabie saoudite, la Chine, la France, le Pakistan et la Russie.
Ces pays ont réitéré leur rejet de toutes les mesures visant à modifier la composition démographique, la nature et le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Qods-Est.
La déclaration avertit que de telles mesures violent le droit international, sapent les efforts en cours pour la paix et la stabilité dans la région.
Les pays et les organisations ont également réaffirmé leur engagement, reflété dans la Déclaration de New York, « à prendre des mesures concrètes, conformément au droit international », et en accord avec les résolutions pertinentes de l'ONU et l'avis consultatif de juillet 2024 de la Cour internationale de Justice (CIJ), qui a déclaré illégale l'occupation par Israël du territoire palestinien et a appelé à l'évacuation de toutes les colonies en Cisjordanie et à Qods-Est.
Le régime israélien a approuvé, en février, une proposition visant à enregistrer de vastes zones de la Cisjordanie en tant que « propriété de l'État », pour la première fois depuis qu'Israël occupe le territoire en 1967.
Les Palestiniens préviennent que ces nouvelles mesures ouvrent la voie à une annexion formelle de la Cisjordanie occupée.
Israël a intensifié ses offensives militaires en Cisjordanie, y compris à Qods-Est, depuis le lancement de sa guerre contre la bande de Gaza en octobre 2023.
En Cisjordanie, le régime sioniste a procédé à des assassinats et des arrestations, étendu ses colonies et provoqué d’importantes vagues de déplacements forcés, selon des responsables palestiniens.