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Une mosquée à Lyon a été profanée pour la quatrième fois, en moins de deux ans

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Salle de prière à la Grande Mosquée de Lyon. (Archives)

À l’approche du mois béni de Ramadan, alors que les musulmans se préparent pour ce temps de jeûne et de prière, la mosquée Koba à Lyon a de nouveau été vandalisée dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février. Il s’agit de la quatrième profanation en moins de deux ans visant ce lieu de culte. 

Dimanche matin, les façades de l’édifice, situé en face de la rue Imbert-Colomès, dans le quartier de la Croix-Rousse, ont été retrouvées couvertes d’insultes et de tags injurieux réalisés à la peinture rouge et noire, représentant notamment des dessins obscènes.

« Cela fait quatre fois, en moins de deux ans, que ce lieu de culte de la Croix-Rousse est pris pour cible par des militants d’extrême droite. Ces attaques ne relèvent pas du hasard. Elles traduisent un climat d’islamophobie préoccupant, qui doit être clairement dénoncé et fermement combattu », a réagi Abdelkader Lahmar, député La France insoumise-Nouveau Front populaire (LFI-NFP), dans un message publié sur X.

« Les musulmans qui fréquentent cette mosquée ne sont responsables d’aucun trouble », a-t-il ajouté.

La maire du 1er arrondissement de Lyon, l’écologiste Yasmine Bouagga, citée par le magazine lyonnais LyonMag, a également dénoncé des actes « d’intimidation inacceptables contre des concitoyens paisibles, pour lesquels nous avons la responsabilité d’assurer la liberté de culte et la sécurité ». « À l’approche du Ramadan, nous redoublons de vigilance », a-t-elle déclaré.

Ces profanations interviennent dans un contexte plus large de hausse des actes visant des personnes de confession musulmane. Au niveau national, les données officielles font état d’une montée significative des actes antimusulmans. Selon le ministère de l’Intérieur, les faits recensés par les forces de l’ordre au cours des premiers mois de 2025 ont augmenté de plus de 70 % par rapport à la même période de l’année précédente, incluant menaces, injures et violences.

De son côté, le Collectif contre l’islamophobie en Europe évoque une tendance à la hausse dans ses rapports annuels, faisant état de plus d’un millier de signalements en 2024. L’association souligne que ses données, fondées sur les témoignages des victimes, peuvent différer des statistiques officielles, notamment en raison du non-dépôt de plainte.

L’écart entre chiffres institutionnels et signalements associatifs met en lumière la persistance d’actes antimusulmans, dans un contexte où les tensions identitaires et religieuses demeurent un sujet sensible du débat public.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV