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La pression ne compromettra pas le droit inaliénable de l’Iran à l’enrichissement pacifique d’uranium (Ministère iranien des Affaires étrangères)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Téhéran a réaffirmé samedi son droit inhérent et inaliénable à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire conformément au droit international.

Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé qu' aucune forme de pression ou de prise de position politique ne saurait mettre en cause le programme nucléaire du pays.  

Le responsable iranien a fait référence à l'article IV du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) comme fondement de la position de l'Iran, soulignant que le traité vise à empêcher la prolifération des armes nucléaires tout en garantissant que les États membres puissent poursuivre des activités nucléaires pacifiques.

L'Iran, membre du TNP, a toujours pleinement respecté ses obligations conventionnelles, a expliqué M. Baghaï selon qui les interprétations unilatérales et politiques de certains États dotés de l’arme nucléaire ont engendré une suspicion indue à l'égard des programmes nucléaires civils d'autres nations.

Depuis le 1ᵉʳ juillet 1968, l'Iran figure parmi les signataires du TNP, entré en vigueur après sa ratification en février 1970 par le Parlement.

En vertu du TNP, l'Iran est reconnu comme un État non doté de l'arme nucléaire et qui s'est engagé à ne pas en développer ni acquérir.

Rappelant l'initiative iranienne de 1974 consistant à créer une région exempte d'armes nucléaires, il a expliqué que les activités nucléaires du pays étaient transparentes et sous la surveillance continue de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) par le biais d'accords de garanties.

Ceci alors que Tel-Aviv a refusé d'autoriser les inspections de ses installations nucléaires et de signer le TNP. Et à ce jour, le régime posséderait entre 200 et 400 ogives nucléaires dans son arsenal, ce qui en fait le seul détenteur d'armes non conventionnelles en Asie de l'Ouest.

Il a encore une fois déclaré que les activités nucléaires iraniennes font l'objet d'une surveillance constante de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en vertu de l'Accord de Garanties ; ce qui prouve que les allégations concernant la nature du programme nucléaire iranien ne sont qu'un prétexte à l'iranophobie et à l'exercice de pressions politiques.

M. Baghaï a critiqué l’inaction de l'AIEA face aux attaques menées par les États-Unis – coordonnées par Israël – contre les installations nucléaires iraniennes en juin 2025. Cette approche a « affecté les relations entre l'Iran et l'AIEA », a-t-il indiqué.

Concernant la coopération technique de l'Iran avec l'Agence, le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que les inspections des installations intactes sont en cours. Toutefois, en ce qui concerne les installations endommagées, en raison de l'absence de procédure spécifique et des considérations de sûreté et de sécurité, il est impossible de suivre la procédure normale.

Il est à rappeler qu'en date du 13 juin 2025, Israël a lancé une guerre non provoquée contre l'Iran et a assassiné de nombreux commandants militaires de haut rang, des figures scientifiques nucléaires, ainsi que des civils. Plus d'une semaine plus tard, les États-Unis ont aussi joint le régime sioniste en guerre, en bombardant trois installations nucléaires iraniennes situées à Fordow, Natanz et Ispahan, en violation flagrante du droit international et du TNP.

Néanmoins, le 24 juin, grâce à ses opérations de représailles réussies contre le régime israélien et les intérêts américains dans la région, l'Iran est parvenu à mettre un terme à cette offensive illégale.

Les propos de Baghaï interviennent dans un contexte de nouvelles négociations indirectes entre Téhéran et Washington, qui ont eu lieu le 6 février à Mascate, la capitale omanaise.

Deux jours après ces discussions, le président iranien Massoud Pezeshkian les a qualifiées de « pas en avant », tout en réaffirmant que la logique de l'Iran sur la question nucléaire repose sur les droits que le TNP consacre au pays.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV