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Francesca Albanese accusée d'antisémitisme

Francesca Albanese accusée d'antisémitisme

L’Association des juristes pour le respect du droit international (JURDI) a annoncé, jeudi, avoir saisi la procureure de la République de Paris après les déclarations du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à la démission de la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, Francesca Albanese.

Dans un communiqué daté du 12 février, l’association indique avoir déposé un signalement pour des faits « susceptibles de constituer le délit de diffusion de fausses nouvelles », estimant que des propos auraient été « frauduleusement imputés » à l’experte onusienne.

Le 11 février, lors de la séance des questions au gouvernement, Jean-Noël Barrot a déclaré devant l’Assemblée nationale que « la France condamne sans aucune réserve les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese », l’accusant d’antisémitisme.

Le ministre français a également annoncé que Paris demanderait sa démission lors de la prochaine session du Conseil des droits de l’homme, prévue le 23 février.

Ces déclarations faisaient suite à une question de la députée Caroline Yadan, qui avait auparavant adressé au ministre, avec une quarantaine d’autres parlementaires, un courrier rendu public le 10 février. Les signataires y accusent Francesca Albanese d’avoir tenu des propos antisémites.

JURDI rappelle que la rapporteuse spéciale avait évoqué « un système dans lequel la politique est au service des intérêts économiques » et déclaré que « si le droit international a été poignardé en plein cœur, (…) nous avons un ennemi commun ». Selon l’association, les citations relayées publiquement ne correspondent pas aux déclarations exactes de Francesca Albanese.

André Chamy, juriste international, et Ali Khodabandeh, analyste politique, s’expriment sur le sujet.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV