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Les Iraniens ont démontré que leurs droits et leur dignité ne sont pas à vendre (Araghchi)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères. ©AFP

Les Iraniens présents en nombre dans les rues pour célébrer le 47e anniversaire de la Révolution islamique ont, une nouvelle fois, démontré au monde que leurs droits ne sont pas à vendre.

Dans un message publié sur X, le patron de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a déclaré que des millions d'Iraniens, qui ont défilé dans les rues mercredi pour célébrer le 47e anniversaire de ce que les historiens décrivent comme « la dernière grande révolution du XXe siècle », ont envoyé un message clair au monde entier : « Les droits et la dignité de l'Iran ne sont pas à vendre ».

M. Araghchi a fait remarquer que les décennies qui ont suivi la Révolution islamique ont apporté des développements profonds, en particulier au cours des 12 derniers mois où la nation iranienne avait confronté des difficultés de grande envergure telles que la guerre des 12 jours menée par « les régimes dotés de l’arme nucléaire », ainsi que des troubles internes à travers le pays.

« Pourtant, la République islamique d’Iran est toujours restée ferme », a souligné le plus haut diplomate iranien.

Le 13 juin 2025, deux jours seulement avant le sixième cycle de négociations indirectes entre Téhéran et Washington sur la question nucléaire, le régime israélien a lancé une guerre non provoquée contre l’Iran, à laquelle les États-Unis se sont joints, menant des frappes sur des sites nucléaires iraniens.

L'Iran a fermement riposté et grâce à ses opérations de représailles réussies, il a fini, le 24 juin, par mettre un terme à cette agression illégale, qui avait fait au moins 1 064 victimes. 

Soulignant la résilience de l’Iran, M. Araghchi a noté que cette force reposait sur la confiance dans son propre peuple et non dans des régimes étrangers.

Il a espéré que le Nouvel An persan, qui débutera le 21 mars apportera paix et tranquillité, le dialogue triomphant de la guerre.

En ce qui concerne les pourparlers irano-américains, le ministre iranien des Affaires étrangères a réaffirmé l'importance accordée par le pays à la voie diplomatique, déclarant qu'un accord sur le programme nucléaire pacifique serait possible « mais seulement s'il est juste et équilibré ».

« À cette fin, l’Iran n’hésitera pas à défendre sa souveraineté, quel qu’en soit le prix », a-t-il souligné.

Le 6 février, l’Iran et les États-Unis ont tenu une nouvelle série de discussions nucléaires indirectes à Mascate, capitale d’Oman, alors que Washington, tout en renforçant sa présence militaire dans la région, menace toujours la République islamique d’une éventuelle intervention militaire.

Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu aux États-Unis pour une réunion privée avec le président américain, Donald Trump.

À l'issue de ses entretiens avec Netanyahu mercredi, Trump a déclaré qu'ils n'étaient parvenus à aucun accord « définitif » sur la marche à suivre avec l'Iran, mais il a affirmé que les négociations avec Téhéran se poursuivraient afin de déterminer si un accord pouvait être conclu.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a réitéré ses avertissements concernant la volonté du régime israélien d'entraîner les États-Unis dans une nouvelle guerre contre l'Iran, alors même que des négociations nucléaires ont repris entre Téhéran et Washington.

Interrogé lors d'un entretien accordé à Russia Today mardi, sur la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, où ce dernier devait tenter de nuire au processus diplomatique, le chef de la diplomatie iranienne a qualifié Netanyahu de « belliciste », qui « n'aime ni la paix ni la diplomatie ».

« Ces deux dernières années, il a attaqué sept pays de notre région », a-t-il déploré, précisant que sa dernière cible était le Qatar, « un allié des États-Unis, un ami des États-Unis et de l'Occident ».

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV