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Nucléaire : l’Iran conseille aux États-Unis d’agir indépendamment de l’influence « destructrice » d’Israël

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a appelé les États-Unis à ne pas se laisser influencer par les « pressions destructrices » d’Israël dans le cadre des négociations nucléaires indirectes avec Téhéran.

Lors d’une conférence de presse à Téhéran, mardi 10 février, Esmaïl Baghaï a indiqué que les États-Unis constituaient le seul interlocuteur de l’Iran dans le cadre des négociations en cours, affirmant que Washington devait décider s’il était disposé à agir indépendamment des pressions destructrices d’Israël.  

Mettant en garde contre leurs effets contre-productifs, il a précisé que ces pressions israéliennes nuisaient non seulement à la stabilité régionale, mais allaient également à l’encontre des intérêts de Washington.

Baghaï a mis en lumière l’un des principaux obstacles à la politique étrangère américaine au en Asie de l’Ouest, à savoir l’alignement des États-Unis sur les exigences du régime israélien, lequel constitue, à ses yeux, la principale source d’insécurité dans la région depuis huit décennies.

Il a en outre décrit Israël comme le principal l’instigateur d’une crise fictive autour du programme nucléaire civil iranien. « Les allégations répétées et propagées par Tel-Aviv, prétendant que Téhéran chercherait à militariser son programme nucléaire, ne visent qu’à créer un sentiment de peur illusoire », a-t-il ajouté, précisant que le régime israélien a systématiquement fait obstacle aux processus diplomatiques pacifiques.

Ces remarques interviennent alors que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’apprête à se rendre aux États-Unis plus tôt que prévu, conformément à ce que les observateurs ont interprété comme les intentions de Tel-Aviv de forcer Washington à compliquer les négociations.

Tout en demeurant déterminé à régler les problèmes en suspens par la voie diplomatique, l’Iran maintient une posture défensive vigilante, selon Baghaï qui a invoqué des expériences passées, notamment la guerre israélo-américaine imposée au pays alors que Téhéran et Washington étaient engagés dans un processus similaire.

Le porte-parole a averti que toute nouvelle agression militaire contre la République islamique d’Iran déclencherait une riposte décisive et regrettable, affirmant que l’expérience a montré qu’Israël coordonnerait systématiquement ses actions avec les États-Unis.

Dans ses remarques, Baghaï a fait référence aux informations vérifiées par les médias selon lesquelles le précédent cycle de négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis avait servi de couverture pour dissimuler les intentions de Tel-Aviv et de Washington de déclarer la guerre à la République islamique d’Iran en juin de l’année précédente.

Le porte-parole a décrit la dernière série de pourparlers, qui s’est tenue vendredi dans la capitale omanaise, Mascate, comme une session d’une demi-journée destinée à évaluer le sérieux de l’autre partie et la voie à suivre.

Il a indiqué que les discussions avaient porté essentiellement sur des questions générales et que les positions de principe de la République islamique d’Iran avaient été clairement exprimées.

Baghaï a ajouté que la revendication principale de Téhéran était de garantir les intérêts de la nation iranienne conformément aux normes internationales et au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), en particulier en ce qui concerne l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

En réponse à une question sur le format des pourparlers, le porte-parole a affirmé que la nature directe ou indirecte des négociations n’était pas un facteur déterminant pour parvenir à un accord. « S’il y a une volonté politique, un accord est possible », a-t-il déclaré.

« Les pourparlers de juin n’ont pas échoué parce qu’ils étaient indirects, mais parce que les États-Unis ont eu recours à la force militaire, ce qui a conduit à une impasse », a-t-il ajouté. 

Visite de Larijani à Oman

Il a également commenté la visite en cours à Oman du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN), Ali Larijani, affirmant qu’elle s’inscrivait dans le cadre de la poursuite des consultations régionales menées par ce responsable, qui s’est déjà rendu dans plusieurs pays de la région, dont la Russie, le Pakistan, l’Arabie saoudite et l’Irak.

Il a déclaré que la politique de principe de l’Iran était de renforcer ses relations avec les pays voisins et de promouvoir le bon voisinage, ajoutant que la visite avait été « planifié à l’avance » et visait à renforcer la coopération régionale.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV