Une explosion dans une mosquée chiite d’Islamabad, la capitale pakistanaise, a fait ce vendredi 6 février plus de 30 morts et plus de 160 blessés, les autorités prévenant que le bilan pourrait s’alourdir.
L’explosion a frappé la mosquée Hazrat Khadijah al-Kubra (bénie soit-elle) dans le quartier de Tarlai, au sud-est d’Islamabad, pendant la prière du vendredi.
Un porte-parole de l’administration du district a déclaré qu’au moins 31 personnes avaient été tuées et 169 blessées lorsque l’explosion a ravagé la mosquée.
Plus tôt, une source policière avait indiqué à l’AFP qu’au moins 30 personnes étaient mortes et plus de 130 blessées, ajoutant que le bilan « devrait encore s’alourdir ».
Des images prises sur place montraient des corps gisant sur le sol recouvert de moquette, au milieu de débris et d’éclats de verre. À l’extérieur de la mosquée, des fidèles blessés étaient visibles dans le jardin, tandis que des passants appelaient à l’aide.
Les équipes de police et de secours 1122 sont arrivées peu après l’explosion et ont lancé des opérations de sauvetage, selon les médias pakistanais.
Selon l’administration d’Islamabad, 169 personnes ont été transférées dans des hôpitaux après l’arrivée des secours sur les lieux.
L’état d’urgence a été déclaré à l’hôpital Polyclinic, à l’Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS) et à l’hôpital CDA. Un porte-parole du PIMS a confirmé au journal Dawn que cette mesure avait été prise sur instruction du directeur général de l’hôpital. Les autorités hospitalières ont lancé un appel aux dons de sang.
Le porte-parole de la police territoriale de la capitale Islamabad, Taqi Jawad, a déclaré qu’il était trop tôt pour déterminer la nature exacte de l’explosion. Il a toutefois indiqué que les premiers éléments laissaient penser à un attentat-suicide.
La zone a été bouclée par le personnel de sécurité, et des commissaires adjoints ont été chargés de superviser les soins médicaux prodigués aux blessés.
Les autorités pakistanaises ont fermement condamné l’attentat. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exprimé sa « profonde tristesse » suite à l’explosion.
Le président Asif Ali Zardari a également présenté ses condoléances, déclarant : « Cibler des civils innocents est un crime contre l’humanité. » Il a ordonné que tous les soins médicaux possibles soient fournis aux blessés.
L'Iran condamne fermement l'attentat « terroriste » perpétré dans une mosquée à Islamabad
L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a condamné l’attaque dans un message publié sur X.
« J’adresse mes plus sincères condoléances et toute ma sympathie au gouvernement et au peuple pakistanais, et plus particulièrement aux familles endeuillées », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nos pensées et nos prières accompagnent les familles qui ont perdu des êtres chers, et nous prions pour le prompt rétablissement des blessés. »
L’Iran a par ailleurs fermement condamné cette explosion meurtrière par la voix du porte parole de son ministère des Affaires étrangères. Dénonçant un « acte terroriste », Esmaïl Baghaï a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple pakistanais. Il a également prié pour le prompt rétablissement des personnes blessées lors de cet acte criminel.
Réaffirmant la position de principe de l’Iran, le porte-parole a souligné la ferme condamnation par la République islamique de « toutes les formes et manifestations de terrorisme et d’extrémisme violent ».
Il a déclaré que la prévention et la lutte contre le terrorisme nécessitent une coopération et une coordination entre tous les pays de la région, ainsi que des efforts soutenus contre ses auteurs, organisateurs, soutiens et commanditaires.