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Cisjordanie occupée : des attaques de colons provoquent des déplacements record depuis octobre 2023

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des véhicules militaires lors d’un raid israélien à Qabatiya, près de Jénine, en Cisjordanie occupée, le 27 décembre 2025. © Reuters

Les violences et le harcèlement exercés par des colons israéliens en Cisjordanie occupée ont déplacé près de 700 Palestiniens en janvier, a indiqué l’ONU jeudi, un niveau inédit depuis le déclenchement de la guerre génocidaire israélienne à Gaza en octobre 2023.

Au moins 694 Palestiniens ont été contraints de quitter leur domicile le mois dernier, selon des chiffres de l’agence humanitaire des Nations Unies (OCHA), qui compile des données provenant de diverses agences onusiennes. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré fin janvier que la violence des colons était devenue un motif clé des déplacements forcés en Cisjordanie.

Les chiffres particulièrement élevés de janvier s’expliquent en partie par le déplacement de la population entière d’un village d’agriculteurs dans la vallée du Jourdain, Ras Ein al-Auja, dont les 130 familles sont parties après des mois de harcèlement. « Ce qui se passe aujourd’hui, c’est l’effondrement total de la communauté à cause des attaques continues et répétées des colons, jour et nuit, depuis deux ans », avait déclaré à l’AFP en janvier Farhan Jahaleen, un habitant de ce village bédouin.

Des colons israéliens en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, s’installent sur des terres agricoles utilisées par les Palestiniens et leur en refusent progressivement l’accès, selon un rapport de 2025 de l’ONG israélienne anti-colonisation La Paix Maintenant.

« Personne ne met la pression sur Israël »

Pour contraindre les Palestiniens à partir, les colons recourent au harcèlement, à l’intimidation et à la violence, avec le soutien de l’armée israélienne.

« Personne ne met la pression sur Israël ou sur les autorités israéliennes pour arrêter cela, et les colons le ressentent : ils ont le sentiment d’une impunité totale, qu’ils sont libres de continuer », a déclaré Allegra Pacheco, directrice du West Bank Protection Consortium, un groupe d’ONG œuvrant pour soutenir les Palestiniens face aux déplacements. « Tous les regards sont tournés vers Gaza lorsqu’on parle de la Palestine, alors que nous assistons à un nettoyage ethnique en cours en Cisjordanie et que personne n’y prête attention », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Fin 2025, les autorités palestiniennes estimaient à plus de 1 102 le nombre de Palestiniens tués et à 9 034 celui des blessés en Cisjordanie, dans un contexte d'intensification des offensives militaires israéliennes et d'attaques de colons.

La violence en Cisjordanie s'est intensifiée parallèlement à la guerre génocidaire israélienne à Gaza, qui a été déclenchée le 7 octobre 2023.

Au moins 47 communautés palestiniennes ont été déplacées de force depuis octobre 2023 en raison d'une combinaison de violences perpétrées par les colons, de restrictions d'accès et de terreur psychologique.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV