Le chef de la section des intérêts iraniens en Égypte a indiqué que les négociations entre Téhéran et Washington à Oman se concentreraient exclusivement sur la question nucléaire.
Mojtaba Ferdosipour s’est prononcé sur le sujet lors d’un entretien accordé vendredi au média saoudien al-Hadath, avant des discussions entre responsables iraniens et américains à Mascate, la capitale omanaise, après des semaines de tensions croissantes provoquées par la rhétorique belliqueuse des États-Unis contre l’Iran.
« L’Iran, le ministre des Affaires étrangères et le Conseil suprême de sécurité nationale ont annoncé à plusieurs reprises que la seule question à l’ordre du jour des pourparlers d’aujourd’hui est la question nucléaire », a-t-il déclaré. « Bien sûr, des questions et propositions pourront être abordées. »
Ce vendredi 6 février, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui dirige la délégation iranienne lors des négociations, a rencontré son homologue omanais, Sayyid Badr bin Hamad Al Busaidi.
D’entrée de jeu, Araghchi a évoqué l’approche de la République islamique d’Iran consistant à utiliser la diplomatie pour défendre ses intérêts nationaux.
Il a également souligné la pleine disposition de l’Iran à défendre sa souveraineté et sa sécurité nationale contre toute revendication excessive ou tout aventurisme.
Il a par ailleurs salué la médiation d’Oman qui a accueilli et facilité les pourparlers irano-américains sur le dossier nucléaire.
Ces négociations interviennent alors que la région se prépare une fois de plus à une potentielle confrontation militaire après le déploiement de forces aériennes et navales par les États-Unis dans la région et leurs menaces de frappes contre l’Iran.
Les autorités iraniennes ont averti que toute attaque américaine entraînerait une riposte immédiate et pourrait déclencher une guerre régionale.
L’année dernière, l’Iran et les États-Unis ont tenu cinq tours de négociations indirectes, sous l’égide d’Oman, sur le programme nucléaire pacifique iranien, avant que le régime israélien ne fasse dérailler les efforts diplomatiques en lançant une guerre non provoquée contre l’Iran.
Plus d’une semaine après le début de l’agression israélienne, les États-Unis se sont joints à l’assaut terroriste et ont bombardé les installations nucléaires iraniennes.
L’agression illégale américano-israélienne a causé la mort d’au moins 1 064 personnes en Iran, dont des commandants militaires, des scientifiques nucléaires et des civils ordinaires.
En riposte, les forces armées iraniennes ont ciblé des sites stratégiques à l’intérieur d’Israël, ainsi qu’al-Udeid, la plus grande base militaire américaine en Asie de l’Ouest. Depuis, l’Iran a entrepris de renforcer ses capacités défensives et offensives.