Le Groupe des Amis pour la Défense de la Charte des Nations unies a fermement condamné la récente décision « illégale » de l’Union européenne d’inscrire le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur sa liste noire et de porter des accusations infondées contre cette force militaire d’élite.
Dans un communiqué publié mercredi 4 février, ce groupe de 18 membres de l’ONU a déclaré que la désignation du CGRI comme « organisation terroriste » par l’UE visait une composante constitutionnelle des forces armées d’un pays indépendant.
Cette décision de l’UE viole clairement les règles fondamentales du droit international, notamment le principe de l’égalité souveraine des États et le principe de non-ingérence dans leurs affaires intérieures, et contrevient aux buts et principes consacrés par la Charte des Nations unies, ajoute le groupe.
À noter que selon les principes bien établis du droit international, les États, en tant qu’entités égales et indépendantes, n’ont pas le droit d’exercer une juridiction ou d’imposer des mesures unilatérales les uns aux autres, et ne peuvent soumettre les forces armées légitimes d’un État souverain à des mesures illégales et coercitives ni les qualifier de groupes terroristes.
Le groupe onusien a noté que la décision de l’UE crée un dangereux précédent et porte atteinte aux véritables efforts de lutte contre le terrorisme, tout en servant en fin de compte les intérêts des groupes terroristes.
Le Groupe des Amis pour la Défense de la Charte des Nations unies a par ailleurs salué le rôle joué par la République islamique et ses forces armées, en particulier le CGRI, dans la lutte contre la propagation du terrorisme dans la région et le groupe terroriste Daech.
De plus, le groupe a réaffirmé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement iraniens, en tant que l’un des membres fondateurs du bloc des 18 pays.
Lors d’une réunion à Bruxelles vendredi, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont désigné le CGRI comme l’entité « terroriste », mentionnant la réaction de l’Iran aux récentes émeutes liées à l’étranger.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé la décision « provocatrice, totalement irresponsable et insultante » de l’UE, affirmant qu’elle visait à « satisfaire le régime génocidaire et occupant [Israël] et ses soutiens bellicistes aux États-Unis ».
Le président du Parlement iranien, Mohammad-Baqer Qalibaf, a par ailleurs déclaré que la République islamique considérait les armées des pays européens comme des groupes terroristes, à titre de contre-mesure.
« En tentant de porter un coup au Corps des gardiens de la Révolution islamique, principal obstacle à la propagation du terrorisme en Europe, les Européens se sont tiré une balle dans le pied et ont, une fois de plus, pris des décisions contraires aux intérêts de leurs populations en obéissant aveuglément aux Américains », a-t-il déploré.