Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que la République islamique a toujours été prête à dialoguer sur la base du respect mutuel, mais non pas sous la pression et l’intimidation.
Des remarques formulées ce lundi 2 février au mausolée de l’Imam Khomeini, où s’est rendu le chef de la diplomatie iranienne ainsi que d’autres responsables du ministère, pour renouveler leur allégeance aux idéaux du défunt fondateur de la République islamique.
Les ennemis parlent aujourd’hui de diplomatie après leur échec dans leurs tentatives de complots anti-iraniens, à savoir l’agression illégale menée par Israël et les États-Unis en juin 2025 et les récents troubles, a noté le haut responsable.
« Nous avons toujours été prêts au dialogue, mais une diplomatie constructive ne peut se développer que dans un esprit d’égalité, de respect mutuel et en prenant en compte les intérêts de la nation iranienne. »
« Quiconque s’adresse respectueusement à la nation iranienne recevra une réponse respectueuse. Inversement, quiconque s’exprime par la menace et la force sera accueilli de la même manière. La diplomatie est incompatible avec la pression, les menaces et l’intimidation », a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
Il a rappelé plus loin dans ses propos la synergie entre l’action sur le terrain et la diplomatie, rappelant que la République islamique d’Iran avait toujours privilégié la diplomatie parallèlement à la résistance.
« Nous n’avons jamais renoncé aux efforts diplomatiques ni manqué une seule occasion de défendre les droits du peuple iranien », a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie iranienne a également fait référence à la guerre des 12 jours, menée entre le 13 et le 27 juin 2025 par Israël et les États-Unis contre la République islamique, qui a fait au moins 1 064 morts, rappelant que les ennemis ont lancé la guerre au moment même où Téhéran menait des pourparlers indirects avec Washington sur la question nucléaire.
Le haut diplomate iranien a qualifié cette guerre de tournant dans l’histoire contemporaine de l’Iran. Et de préciser : « Les ennemis sont entrés dans l’arène pour obtenir une capitulation sans condition, mais la résistance de la nation iranienne a permis de vaincre ces menaces et d’obtenir l’acceptation forcée d’un cessez-le-feu sans condition par les mêmes parties. »
Il a ensuite évoqué les récentes émeutes soutenues par l’étranger, et déclaré que celles-ci étaient sans lien quelconque avec les manifestations pacifiques reconnues par la Constitution de la République islamique d’Iran.
Au cours des émeutes, qui s’inscrivaient dans la continuité de la guerre des 12 jours, des « éléments terroristes » sont entrés en scène pour poursuivre le complot avorté des ennemis contre l’Iran, a-t-il dit.
Fin décembre, les manifestations pacifiques contre les difficultés économiques ont dégénéré en violence, attisées par les déclarations d’autorités américaines et israéliennes. Des éléments armés, soutenus par l’étranger, ont endommagé des biens publics et fait des victimes parmi les civils et les forces de sécurité.
La Fondation des martyrs et des anciens combattants de la République islamique d’Iran a annoncé qu’au cours des troubles, 3 117 personnes ont été tuées, parmi lesquelles figurent 2 427 civils innocents et effectifs des forces de sécurité.
Pendant et après les émeutes, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’une action militaire contre la République islamique d’Iran et a renforcé le déploiement des équipements militaires américains dans la région.